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Culture – Loisirs

Bordeaux : Nicolas Dautricourt et le stradivarius de Bernard Magrez

jeudi 10 mai 2018 à 18:12 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

De passage à Bordeaux, Nicolas Dautricourt, s'est confié, sur son prochain disque consacré à Bach (qui sort le 11 mai) et cette aventure démarrée il y a quatre ans, avec le stradivarius et Bernard Magrez.

Nicolas  Dautricourt et le stradivarius appartenant à Bernard Magrez
Nicolas Dautricourt et le stradivarius appartenant à Bernard Magrez © Radio France - Stéphanie Brossard

Le Stradivarius appartenant à l'homme d'affaires et mécène Bernard Magrez est repassé par Bordeaux il y a quelques jours, avec celui qui a la chance de jouer depuis quatre ans, de ce violon prestigieux, fabriqué par le luthier italien Stradivari en 1713 : le virtuose Nicolas Dautricourt. Avant la sortie d'un album consacré à Bach, le 11 mai, et un concert à Paris salle Gaveau, le 18 mai, il est passé par les studios de France Bleu Gironde. Entretien.

France Bleu Gironde : vous avez choisi Bach pour le prochain album ?

Nicolas Dautricourt : c'est le compositeur que je place au dessus de tous les autres et je ne suis pas le seul d'ailleurs. J'avais à cœur d'enregistrer ses sonates. Et je suis très impatient de voir comment le public va le recevoir, notamment salle Gaveau à Paris, pour ce qu'on appelle "le concert de sortie".

Comment se passe la relation mécène/musicien, entre Bernard Magrez et vous ?

J'étais loin de penser que ça se passerait de cette manière, il y a quatre ans. Bernard Magrez est quelqu'un qui ne fait pas les choses à moitié mais à fond. J'ai beaucoup d'exemples autour de moi de ce type d'opérations sans aucune porosité, c'est à dire, d'un côté le mécène et de l'autre l'artiste. Il y a même des musiciens qui n'ont jamais vu la tête de leur mécène ! Pour nous les artistes, c'est frustrant dans ces cas-là parce qu'on a envie de témoigner de notre reconnaissance. Avec Bernard Magrez, ce n'est pas ça. Nous sommes en contacts permanents pour réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre, pour faire en sorte que des projets se transforment en réussites. Et j'ai à cœur de dire aux Bordelais qui le connaissent peut-être plus sous le prisme des affaires, à quel point, il est généreux, humain, en tous cas avec ce qui touche aux arts en général. Et avoir quelqu'un qui croit en vous, c'est une chance extraordinaire.

Est-ce un rêve ou une lourde responsabilité d'avoir ce stradivarius ?

C'est plutôt un rêve. Une responsabilité non, mais quand on ne joue pas bien, on se dit que ça ne peut pas être de la faute de l'instrument... Ce qu'on pouvait se dire avant! Alors, la responsabilité, oui et non, c'est l'envie de bien faire. Mais finalement quel que soit l'instrument que l'on a entre les mains, on fait du mieux que l'on peut, tout le temps. Je ne me mets pas une pression supplémentaire parce que j'ai cet instrument. J'ai toujours eu envie de faire du mieux possible. Pareil pour les concerts, devant cinq personnes ou une grande salle.

Il y a quelques mois, Ophélie Gaillard s'est faite voler son violoncelle datant du 18e siècle à Paris. Avez-vous ce stress, cette préoccupation ?

Oui un peu.... Mais moi je suis en trottinette, donc je vais très vite (rires)... bien malin celui qui pourra me rattraper! Mais vous savez, toutes les précautions que l'on peut prendre, on les prend. J'ai une alarme chez moi. Je fais attention. Je ne traîne pas n'importe où avec. Après, il y a des contextes, où l'on fait plus attention que d'autres. Par exemple, j'étais allé à Tahiti et évidemment, les médias, les officiels, avaient communiqué sur le stradivarius. C'est tout juste s'il n'avait pas donné le numéro de ma chambre d'hôtel ! Donc là, j'ai fait intervenir des connaissances spécialistes de la sécurité. Mais ce sont des cas extrêmes.