Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Dominique Raimbourg partage ses souvenirs de son père Bourvil, 50 ans après sa mort

-
Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

André Raimbourg, dit Bourvil, nous quittait il y a 50 ans. Son fils, Dominique Raimbourg, ancien député de Loire-Atlantique, a partagé ses souvenirs avec nous.

Dominique Raimbourg, le fils d'André Raimbourg, dit Bourvil
Dominique Raimbourg, le fils d'André Raimbourg, dit Bourvil © Maxppp - AFP et Maxppp

Il y a 50 ans disparaissait Bourvil. En un peu moins de trente ans de carrière, le chanteur et comédien a profondément marqué la culture française populaire avec des films comme Le Coniaud ou La Grande vadrouille et des chanson comme Le Petit bal perdu. Mais André Raimbourg, dit Bourvil, était aussi un père de famille. 50 ans après sa disparition, l'un de ses fils, Dominique Raimbourg, ancien député socialiste de Loire-Atlantique, nous a confié ses souvenirs.

Il nous a inculqué le goût du travail et le respect des autres

"C'était un père comme les autres. C'est-à-dire que, comme père, il essayait d'être le meilleur possible, de nous pousser à faire des études. Il nous a inculqué le goût du travail et le respect des autres. Par ailleurs, il avait un goût personnel pour le comique, la fantaisie et ça lui restait dans la vie privée. Mais j'ai pas eu le sentiment qu'il était un père différent des autres"

On lui aurait demandé des autographes et on aurait pas pu faire d'auto-tamponneuses

Un père tout de même beaucoup plus célèbre que les autres : "Il fallait gérer la célébrité, ce qui n'était pas toujours simple. Chaque été, nous allions chez mes grands-parents en Normandie, dans le village de Bourville, et il y avait la fête avec des manèges et des auto-tamponneuses. Et je voulais aller faire des auto-tamponneuses. Et mon père me disait : 'tu vas y aller avec ton oncle parce que je ne peux pas t'accompagner. On ne s'en sortira pas'. On lui aurait demandé des autographes et on aurait pas pu faire d'auto-tamponneuses", glisse Dominique Raimbourg dans un sourire.

Je me disais : il a du chagrin et tout le monde rit. C'est pas gentil quand même !

Il se souvient aussi de son père sur scène et à l'écran, quand il était petit garçon, avec des émotions contrastées. "Ma mère m'avait emmené voir La Traversée de Paris. Et j'en ai un souvenir épouvantable ! Parce que, quand on tue le cochon dans le film, j'avais six ans, ça m'a fait peur ! _Il a fallu me sortir de la salle parce que je me suis mis à pleurer !_" Il se souvient aussi de son père dans l'opérette La Route fleurie : "il avait une chanson comique qui était Les Haricots. C'est un ressort comique classique avec une musique mélo-dramatique et un texte grandiloquent qui raconte l'histoire de la vie des haricots que l'on encense quand ils sont en train de pousser, que l'on couve de mille soins, que l'on arrose pour qu'ils poussent bien, que l'on récolte avec beaucoup de déférence et que, par traîtrise, on jette dans l'eau bouillante pour servir autour du gigot. Mon père chantait ça sur scène avec un éclairage qui rendait les choses encore plus dramatiques. Et, évidemment, le public riait. Et je me disais : 'il a du chagrin et tout le monde rit. C'est pas gentil quand même !' Donc il y a ce décalage entre l'enfance et la réalité de l'effet comique".    

Bourvil est mort quand Dominique Raimbourg avait 20 ans. C'est donc après son décès qu'il a posé des yeux d'adulte sur tout son travail. "On se rend compte de l'étendu de cette popularité qui, en plus, est au zénith au moment où il meurt puisqu'il a fait La Grande vadrouille et Le Corniaud avec De Funès et ce sont deux films qui ont eu un succès phénoménal. La Grande vadrouille, ce sont 17 millions de spectateurs dans la France des années 60, moins peuplée qu'aujourd'hui et ça n'a été détrôné que par Les Ch'tis pour les films français et par Titanic".

C'est un peu plus difficile de se construire une personnalité quand on a un père célèbre

Et cette popularité a aussi marqué sa vie d'adulte. Pendant longtemps, Dominique Raimbourg a caché qu'il était le fil de Bourvil. "Il faut se construire une personnalité à côté pour être original sans renier ses origines. C'est un exercice qui est un peu plus difficile quand on a un père célèbre. Mais c'est toujours difficile de tracer sa voie, de faire sa vie. C'est vrai pour chacun d'entre nous".

Sa capacité à voir le comique derrière le tragique et le tragique derrière le comique

La voie de Dominique Raimbourg, ça a été celle d'avocat puis d'homme politique, avec toujours en tête le souvenir d'André. "Ce qui m'a le plus marqué de lui, c'est cette capacité à voir le comique derrière le tragique et le tragique derrière le comique".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess