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Dossier : Coronavirus Covid-19

Bruno Messina, directeur du festival Berlioz à La Côte-Saint-André : "on espère qu’il ne faudra pas renoncer"

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Par , , France Bleu Isère

Les festivals d’été pourront se tenir mais avec une jauge de 5000 personnes assises et en plein air. Est ce que c’est une bonne nouvelle pour le festival Berlioz ? Véronique Saviuc a posé la question à son directeur, Bruno Messina.

Bruno Messina
Bruno Messina © Radio France

Les festivals d’été qui peuvent se tenir mais avec une jauge de 5000 personnes assises maximum et en plein air, est-ce que c’est une bonne nouvelle pour le festival Berlioz qui se tient normalement en août ?

Écoutez oui, c’est plutôt une bonne nouvelle, néanmoins on nous avait dit la même chose l’an dernier, vous savez, on était à peu près dans les mêmes contraintes et finalement les concerts n’ont pas pu se faire et ça avait été bien malheureux, parce que quand on a vu le monde sur les plages, notamment, on s’est dit que la culture s’était arrêtée pour rien. Donc, nous, on on travaille, on se prépare, on entend que la Ministre est à l'écoute, elle ne manque pas d’empathie pour les artistes mais elle semble assez contrainte à peu près autant que nous. Or, de sa part, ce n'est pas tant de de la consolation que nous voulons,  les artistes, les techniciens,  tout le monde du spectacle mais ce sont des solutions et pouvoir continuer la musique et les concerts.

Là où ça va être compliqué pour vous c'est de faire une programmation qui tienne compte de la situation internationale. Tous les musiciens ne pourront pas voyager ?

Oui bien sûr, en tout cas, c’est le cas à l’heure actuelle. Nous, on espère qu’il y aura des ouvertures de frontières. Vous savez le festival,  c’est à la fois du local, des artistes français qu’on fait connaître. C’est de plus en plus international. ça a été le le succès de cette belle aventure à La Côte-Saint-André et des artistes comme l’américain John Nelson, le russe Valeri Guerguiev,  l’anglais John Eliot-Gardiner ou encore l’espagnol Jordi Savall et tous leurs musiciens qui viennent du monde entier. On a bien envie de les voir cet été donc on espère qu'il ne faudra pas y renoncer. 

Et, le festival fait vivre aussi l'économie locale...

Oui, c'est aussi l'hôtellerie, la restauration, c'est le tourisme et pour tous ces secteurs qui sont solidaires et qui vivent les mêmes difficultés, l'international est une valeur plus importante. On attend beaucoup de monde dans la Bièvre en principe en été pour le festival Berlioz. Donc, on espère qu’il ne faudra pas y renoncer.

Alors, comment vous comptez vous organiser pour accueillir ces 5000 personnes maximum? Est-ce qu’il y a des solutions qui se profilent ?

On travaille à toute sorte d’options, en fait, plusieurs possibilités de programmations, plusieurs possibilités de lieux. La difficulté, c’est qu'à un moment, il faudra signer les contrats et donc il faut qu’on ait des règles bien claires. Ce n'est pas encore le cas aujourd’hui mais quoi qu’il en soit ce que je peux vous dire c’est que le département nous a permis d’avoir une belle structure de plein air à la côte Saint-André. Il n'y a pas besoin d’aérer dans la cour du château. 

Vous envisagez de programmer certains grands concerts au théâtre antique de Vienne ?

Cela fait partie des solutions envisagées. Vous savez, le titre de cette édition 2021 est : Le retour à la vie. C'était le titre de l'œuvre que Berlioz a écrite après la Symphonie fantastique. C’est un sacré symbole, un espoir, l’envie de forcer le destin. Il y a des attentes. On a un projet avec les enfants par exemple. Là, on y a droit parce que c’est lié au milieu scolaire. On a plus de 1000 inscrits pour raconter l'histoire du prince de Montordu, un opéra. Il faut vraiment qu’on nous laisse aller jusqu’au bout de cette belle aventure!

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