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Culture – Loisirs

"C’est toute la région qui est représentée à Cannes chaque année" (Grégory Faes, directeur d'AURA Cinéma)

mercredi 9 mai 2018 à 12:45 Par Lionel Cariou et Élisa Montagnat, France Bleu Isère

Le tapis rouge a fait son retour ce mardi sur les marches du palais des festivals de Cannes. Deux films tournés dans la région sont présentés dans des sélections parallèles : Amin de Philippe Faucon et Nos Batailles de Guillaume Senez.

Le tapis rouge déroulé ce mardi
Le tapis rouge déroulé ce mardi © Maxppp - Patrice Lapoirie

Cannes, France

"C’est toute la région qui est représentée à Cannes chaque année" affirme Grégory Faes, directeur d’Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, qui a coproduit deux films présentés cette année au festival : Amin de Philippe Faucon et Nos Batailles de Guillaume Senez. Ce dernier long métrage a été tourné notamment dans l’usine Spartoo de Heyrieux dans le nord de l'Isère, il est présenté à la semaine de la critique. Amin, présenté à la quinzaine des réalisateurs, a été tourné dans la région lyonnaise. 

C’est comme le salon de l’agriculture ou de l’automobile, nous c’est celui du cinéma !

Grégory Faes, invité de France Bleu Isère ce mercredi matin, est sur la route pour se rendre au festival : "Cannes, pour nous, c’est le plus grand marché du cinéma au monde. Pour moi les paillettes c’est pas beaucoup, c’est surtout pouvoir rencontrer à la fois la profession européenne mais aussi internationale. C’est comme le salon de l’agriculture ou de l’automobile, nous c’est celui du cinéma !"

Face à la concurrence des séries, conserver des endroits comme Cannes pour mettre les films en valeur

Une récompense à Cannes ne se traduit par forcément par des entrées supplémentaires dans les salles, mais "le festival de Cannes est une plateforme de lancement, et notamment dans les sections parallèles comme la quinzaine ou la semaine de la critique. Ce sont de bons endroits pour commencer à exposer les films au public."

C’est le cas notamment du film Fatima, tourné dans la région lyonnaise et coproduit par Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma. Même si il n’a pas été récompensé à Cannes en 2015, il a reçu le césar du meilleur film l’année suivante. "Fatima, ou Ma Vie de Courgette sont des films qui ont démarré leur carrière à Cannes. Ils sont présentés au public, aux exploitants, à la presse… Aujourd’hui il y a beaucoup de films qui sortent, on est concurrencés par la télévision très fortement, par les séries notamment. Il nous faut des endroits comme Cannes où les films sont mis en valeur."

Financer dix à quinze films par an, un intérêt économique pour la Région

La région, en partenariat avec le CNC (Centre National du Cinéma) finance dix à quinze films par an. "L’intérêt pour nous est de participer à cette belle économie du cinéma qui est un gros employeur. Il y a 25, 26 ans on était un peu les pionniers, mais maintenant toutes les régions le font."

Cet intérêt économique peut se doubler d’un intérêt touristique, mais pas toujours : "Par exemple dans le film Nos Batailles qui a été tourné en Isère, je ne pense pas que ce soit la plus belle partie de notre département qui ait été filmée car les scènes se passent dans une usine. Mais si on prend l’exemple de Belle et Sébastien 3, le film valorise énormément le territoire 'touristiquement' et visuellement."