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"Ca fait six mois que l'on n'a pas rentré un centime" dit un producteur qui organise des concerts en Dordogne

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Par , France Bleu Périgord

L'inquiétude grandit pour les producteurs de spectacles vivants professionnels, du secteur privé alors qu'une seconde vague de coronavirus déferle sur la France. Certains n'ont pas gagné d'argent depuis six mois et le début du confinement. Cela touche aussi bien sûr la Dordogne

Julien Doré, en concert, illustration
Julien Doré, en concert, illustration © Maxppp - Maxppp

Les spectacles vous manquent-ils ? C'est la questions du jour ce mardi matin 15 septembre sur France Bleu Périgord. 

Concerts, théâtres, humoristes, festivals sont pour la plupart annulés depuis des mois pour cause de coronavirus. Les spectacles doivent normalement être limités à 5.000 personnes. Mais beaucoup de concerts, ou de spectacles en général sont annulés, faute de réservations, ou parce qu'ils sont dans des zones rouges, très touchées par le coronavirus.

Et les sociétés de production, comme Euterpe Promotion, basée entre Limoges, Bordeaux et Toulouse et qui produit des spectacles pour tout le sud-ouest perdent beaucoup d'argent. Au point parfois de ne pas savoir si elles survivront à cette crise. "On est passé du spectacle vivant au spectacle mort" dit même Michel Goudard, le fondateur de Euterpe Promotion n'y va pas par quatre chemins.

C'est lui qui d'habitude produit une dizaine de spectacles au Palio à Boulazac, de Marc Lavoine à Alain Souchon en passant par Patrick Bruel ou Julien Doré. Sauf que depuis 6 mois, il ne gagne plus rien. "En ce qui nous concerne, tout est à l'arrêt depuis le mois de mars, c'est à dire que cela fait 6 mois que l'on a pas rentré un centime. L'aide de l'Etat sur le travail partiel aide toutes les entreprises de spectacles, sans cela, nous aurions tous disparu du paysage français" dit Michel Goudard.

D'habitude, Euterpe Production, c'est 650.000 entrées à l'année. Au mois d'août la société n'a vendu que 27 places. Une billetterie en chute libre de 80%.

Parce que les spectateurs ne réservent plus, parce que l'organisation est devenue un casse tête en fonction des lieux et des dates (zones, vertes, oranges, rouges) et que l'équilibre financier des tournées n'est plus assuré. Face à tant d'incertitudes, Michel Goudard demande que les règles soient les mêmes pour tous. Même pour les événements imprévus. "Il y a une rave party qui s'est déroulée à quelques kilomètres de Bordeaux où il y avait 1500 personnes qui ont passé la nuit à chanter et à danser, bon la police a verbalisé, mais il faudrait qu'il y ait une logique, si les préfectures disent que les rassemblements de ce type en place debout sont interdits, alors ils sont interdits" dit-il. 

Le producteur demande donc de la cohérence, et surtout un peu de visibilité. Sinon dit-il le tissu de producteurs français pourrait bien disparaître.

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