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"Ce qui me plaît, c'est d'être libre" : après Redon, ils défendent leur amour de la free-party

Une semaine après l'évacuation d'une rave-party à Redon (Ille-et-Vilaine), deux amateurs de soirées techno défendent leur amour de la free-party. Ils dénoncent la stigmatisation dont ils s'estiment victimes.

Près de 1.500 personnes s'étaient réunies samedi 19 juin à Redon (Ille-et-Vilaine) pour une rave party.
Près de 1.500 personnes s'étaient réunies samedi 19 juin à Redon (Ille-et-Vilaine) pour une rave party. © Radio France - Timour Ozturk

Un collectif appelle à manifester ce samedi 26 juin devant la sous-préfecture de Redon (Ille-et-Vilaine) contre la répression des free-parties. Un rassemblement organisé une semaine après l'évacuation controversée d'une soirée techno dans la commune, qui avait rassemblé 1.500 personnes. Plusieurs enquêtes sont ouvertes, dont une suite à la mutilation d'un jeune homme par une grenade durant l'opération des gendarmes. 

Depuis cette évacuation controversée, l'émotion ne retombe pas dans le milieu des soirées techno. "Nous ne pouvons pas accepter que la police réprime la fête de cette manière : par la violence et la destruction des instruments de musique et du matériel de sonorisation", a notamment réagi le festival morlaisien Panoramas. "Nous souhaitons que le gouvernement comprenne, accompagne et encadre la jeunesse dans son besoin de se retrouver pour partager des moments de communion et de fête à travers la musique."

"Je n'y ai jamais vu d'agressions"

Un climat que dénoncent aussi les amateurs de free-parties. Depuis plusieurs années, Théo assiste régulièrement à des "free-parties" aux quatre coins de la Bretagne. Il y retrouve "une ambiance qui n'existe nulle part ailleurs". Il apprécie de pouvoir y écouter de la musique "qu'on n'entend pas en boîte de nuit", et les valeurs "de solidarité" partagées par les teufeurs. 

"Ce qui me plaît là-bas, c'est d'être libre", ajoute Théo. "Pas besoin de prendre un billet à l'avance, si tu veux y aller tu y vas et c'est tout". Le jeune  homme vante aussi "le respect et la bienveillance" de mise lors de ces événements : "je n'ai jamais vu d'agression, de violence, contrairement à ce que j'ai pu vivre en discothèque par exemple". 

"Vous voulez danser ? On va briser vos rêves"

Un avis partagé par Gwenael, amateur de longue date de rave-parties, et organisateur de soirées à l'occasion. Il y croise toutes sortes de gens : "des enseignants, des infirmiers, des ingénieurs, et même des militaires ! Ceux qui crachent leur haine de ces jeunes sur les réseaux sociaux doivent comprendre que leurs petits-enfants vont peut-être en teuf". Pour le jeune homme, ces événements autogérés "faits par des passionnés pour des passionnés", généralement bénévoles, sont "une manière pour chacun de mettre en avant ses compétences en décoration, en sonorisation, ou en musique". 

Une semaine après l'intervention musclée des gendarmes à Redon pour faire cesser une free-party, il est toujours "très choqué" par la destruction de matériel de sonorisation. "Je connais la valeur de ce matériel, j'ai moi-même économisé pendant des années pour acheter le mien, et si je le perdais, je ne pourrais pas le remplacer". Il pointe du doigt le dialogue de sourds qui s'est, selon lui, installé entre les jeunes teufeurs et les autorités. "C'est une manière pour les forces de l'ordre de dire : 'vous voulez danser ? Et bien on va briser vos rêves.' Mais celles et ceux qui ont cette passion de la free-party ne vont pas s'arrêter parce que l'Etat le leur demande"

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