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Culture – Loisirs

A Chalon, le théâtre prend la rue, l'eau, et le territoire

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Par , France Bleu Bourgogne

Pour sa trente-troisième édition, le festival "Chalon dans la rue" explore la thématique de l'eau. Une inspiration pour les artistes, mais aussi un moyen de poursuivre l'ancrage local de cet événement qui veut prendre à parti les Chalonnais. Entretien avec Pierre Duforeau, directeur artistique.

Pierre Duforeau, directeur artistique de Chalon dans la rue. /Photo d'archive
Pierre Duforeau, directeur artistique de Chalon dans la rue. /Photo d'archive © Radio France - Stéphanie Perenon

Chalon-sur-Saône, France

Pierre Duforeau est le directeur artistique du festival Chalon dans la rue. C'est lui qui a piloté le "sous-titre" de cette trente-troisième édition, intitulé "De l'eau au moulin". La thématique irriguera une bonne partie du festival, notamment au square Chabas, véritable carrefour de l'événement. 

Pour cette nouvelle édition, vous avez voulu explorer le thème de l'eau...

Pierre Duforeau : Oui, nous avons invité six artistes, dont deux Chalonnais, qui ont fait un travail tout au long de l'année. Depuis l'automne dernier, nous organisons des rencontres avec des locaux qui ont un rapport spécial à l'eau : un sourcier, des plongeurs qui font de l'apnée... Avec ces témoignages et cette "mémoire de l'eau" sur le territoire chalonnais, les artistes ont constitué une histoire qui sera restituée sur la Place des publics tous les soirs à 22 heures.

Pourquoi le thème de l'eau est-il intéressant dans une ville comme Chalon-sur-Saône ?

Nous avons voulu nous poser la question : "c'était quoi l'eau à Chalon au siècle dernier ?". Avec en particulier le Canal du Centre qui est recouvert aujourd'hui par l'avenue Nicéphore Niépce, mais qui traversait avant la ville. Il y avait cette forte présence du canal, avec de l'eau partout, de nombreuses fontaines... 

C'est aussi l'évolution de notre rapport à l'eau qui est intéressant. Avant l'eau était un élément public, qui permettait des rencontres entre les habitants. On peut penser aux lavoirs par exemple. Aujourd'hui tout cela est privatisé. Bien sûr il y a des enjeux de confort : nous avons tous une salle de bain et de l'eau au robinet. Mais il y a également une logique économique à l'oeuvre. Comment tout ça va évoluer ? C'est une question au cœur du festival.

Comment essayez-vous d'ancrer durablement le festival sur son territoire ? 

Il faut faire ça avec simplicité et honnêteté. Evidemment cela prend du temps. Il faut mobiliser toute une équipe : créer du lien avec les habitants, rencontrer les associations, les écoles, le tissu local.... Nous essayons de nous immiscer dans pas mal de réseaux. Et puis il ne faut pas hésiter à aussi aller au contact, à frapper aux portes, à passer des coups de fil. Le but c'est d'interpeller les gens dans leur quotidien. Tout ça se fait dans la durée, et à hauteur d'homme, dans une relation qui se doit d'être sans prétention.

Le coup d'envoi du festival est donné ce mercredi à 14h30 au square Chabas (rebaptisé "Place des publics"). A 19 heures, une chaîne humaine de porteurs d'eau se constituera et traversera la ville depuis le port Villiers jusqu'au square, pour lancer le festival.