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Culture – Loisirs

Cinéma : quand les nouveaux talents s'installent en résidence à Bordeaux

dimanche 4 mars 2018 à 7:02 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde

Une vingtaine de scénaristes se sont installés cette semaine à Floirac dans l'agglomération bordelaise pour faire avancer leurs projets de films fantastiques, d’anticipation ou d'horreur. La résidence, organisée par So Film, est programmée sur six semaines.

Séance d'écriture dans la résidence bordelaise organisée par So Film.
Séance d'écriture dans la résidence bordelaise organisée par So Film. - © Jérôme Genevray / Yannick Panarotto

C'est Thierry Lounas qui est à l'origine de ces résidences dédiées au cinéma de genre. A la tête de la société de production Capricci Films et fondateur de la revue So Film, il est installé depuis deux ans à Bordeaux. Son idée, c'est de permettre aux scénaristes en herbe de nourrir leurs projets de films en les confrontant avec les compétences cinématographiques déjà existantes dans l'agglomération bordelaise. Car Bordeaux possède des atouts. Plusieurs studios spécialisés dans les effets spéciaux font partie des plus réputés à l'image de SolidAnim, installé depuis le début de l'année à Bordeaux et qui a réalisé certains effets spéciaux du dernier Star Wars, ou d'Ubisoft, un des leaders mondiaux du jeu vidéo. Des graphistes, des compositeurs ou des auteurs de bande-dessinée interviennent également sur la résidence installée au domaine Fonteneau à Floirac. Deux semaines de travail s'étaient déroulée à l'automne, une nouvelle session a eu lieu du 19 février au 2 mars.

Renouveler le cinéma de genre

Bordeaux Métropole, le CNC (Centre National du Cinéma) et So Film se sont engagés pour trois ans sur ces résidences bordelaises dédiées aux films de genre. "C'est un cinéma qui a existé en France, affirme Thierry Lounas. On se souvient de Jean-Pierre Melville pour les polars ou de Georges Franju pour le fantastique. L'idée, c'est de lui redonner ses lettres de noblesse. On parle de monstres mais aussi de cinéma d'anticipation, du polar, du thriller ou de la comédie musicale. En France on appelle ça cinéma de genre, ailleurs ça s'appelle juste le cinéma". Et les diffuseurs sont demandeurs. Canal + et Wild Bunch sont d'ailleurs associés au projet de résidence à Bordeaux. "Les diffuseurs type Canal +, poursuit Thierry Lounas, ont de gros besoins de cinéma de genre. Ils n'en ont pas assez et vont acheter ailleurs, en Ukraine ou en Pologne par exemple". Et les auteurs étaient apparemment également en attente. 650 scénaristes se sont portés candidats pour participer à cette première résidence. Il a fallu effectuer une sélection drastique pour retenir 20 participants, l'objectif final étant de réussir à tourner une dizaine de films.

Thierry Lounas, le fondateur de la revue So Film. - Radio France
Thierry Lounas, le fondateur de la revue So Film. © Radio France - Yves Maugue

Thierry Lounas : "On a des compétences à Bordeaux qui permettent de connecter tout de suite sur la fabrication des films"

Le travail collectif serait d'ailleurs la principale garantie de la réussite des projets. "L'auteur, s'il est seul dans son coin, a très peu de chance d'arriver au bout du projet, précise Julien Neutres, directeur de la création, des territoires et des publics du CNC. L'écrit ne permet pas aux financeurs de se projeter. Si l'auteur bénéficie d'apports de spécialistes d'effets spéciaux qui présentent des solutions créatives et réalisables, si on lui adjoint des compétences de musiciens qui donnent vie à son univers, on a toutes les chances d'arriver jusqu'au tournage".