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Culture – Loisirs

La Cité Royale de Loches mise sur le numérique pour attirer la jeunesse

samedi 7 juillet 2018 à 20:19 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Touraine

Après cinq mois de travaux, la Cité Royale de Loches peut désormais compter sur plus de 300 équipements interactifs, répartis entre le Logis Royal et le Donjon. Une aide pour la visite qui a pour but de séduire les adolescents et les familles.

Plus de 300 dispositifs visuels, sonores ou numériques équipent désormais la Cité Royale de Loches
Plus de 300 dispositifs visuels, sonores ou numériques équipent désormais la Cité Royale de Loches © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Loches, France

Il aura fallu cinq mois pour rénover les différentes salles du Logis Royal et du Donjon de la Cité Royale de Loches. Et depuis la réouverture, il y a quelques semaines, les salles ont été dotées d'étranges plateformes numériques, de vidéo-projecteurs, ou encore d'enceintes. Un équipement moderne, qui tranche avec l'aspect historique des deux bâtiments, mais qui doit permettre de séduire une population parfois réticente à l'idée de passer son après-midi dans un lieu empli d'histoire : les adolescents. 

Emeline et Amaury, les ambassadeurs

C'est d'abord grâce à deux petits personnages que le visiteur est pris par la main. Emeline, suivante d'Anne de Bretagne, et Amaury, un page de la Cour de Louis XII. Dans la quinzaine de pièces équipées, les deux conteurs se font les témoins de leur temps. "Ce sont des ambassadeurs pour tous les publics",explique Jean-François Thull, le directeur de la Cité Royale de Loches. "On souhaite aussi répondre à la demande du public familial, et du jeune public, mais on a fait en sorte que le discours soit compréhensible par tout le monde, que vous soyez un jeune curieux de cinq à douze ans, adolescent ou jeune adulte qui n'a pas forcément de connaissances historiques. Avec ce commentaire là, vous êtes sûrs d'avoir un minimum d'information pour comprendre le parcours". 

Une connaissance qui peut être approfondie à l'aide des tableaux interactifs et des films projetés sur les murs. "Le numérique permet de toucher une catégorie de visiteurs, les adolescents. Puisqu'il est parfois difficile pour les parents de les amener à visiter un site historique. Et on pense que grâce à la médiation numérique, nous pourrons toucher cette population", détaille Céline Cefber-Mandart, la médiatrice culturelle. 

Un public convaincu

Une stratégie qui semble fonctionner chez Amandine. Cette jeune femme de 18 ans sort du donjon, ravie de l'expérience. "C'est innovant, plus ludique, on a envie de lire l'histoire. C'est plus sympa de visiter grâce à des éléments tactiles, de notre époque. Ça attire plus de monde, plus de jeunes." Constat partagé par François, un Tourangeau venu avec sa femme et ses deux enfants. "Dans la mesure où cela reste suffisamment discret, parce qu'il ne faut pas trop en faire non plus, c'est un moyen, sans être obligé de prendre un guide ou d'avoir un livret en main, de savoir dans quel endroit on est et ce qui s'est passé." Et prouesse, les tablettes tactiles ont même permis de canaliser ses deux jeunes enfants, d'habitude plus enclins à gambader qu'à garder le nez rivé sur la visite. 

Les tableaux numériques permettent également d'avoir accès à des détails difficilement visibles à l'oeil nu.  - Radio France
Les tableaux numériques permettent également d'avoir accès à des détails difficilement visibles à l'oeil nu. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Le projet aura coûté 1,1 millions d'euros, pris en charge par le Conseil départemental d'Indre-et-Loire et la Région Centre-Val de Loire. Le même dispositif interactif a déjà été initié dans d'autres monuments du département, comme la forteresse de Chinon.