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Culture – Loisirs DOSSIER : Le pourquoi du comment

Comment le Catalpa réussit-il à être complètement gratuit ?

jeudi 21 juin 2018 à 20:59 Par Lisa Guyenne, France Bleu Auxerre

Après deux ans de silence, le parc de l'Arbre-Sec à Auxerre résonne à nouveau au rythme du Catalpa, ce week-end. Un festival gratuit depuis ses débuts, en 2012. Avec quel fonctionnement ? Est-ce durable ?

Le Catalpa 2018 , c'est du 22 au 24 juin à Auxerre
Le Catalpa 2018 , c'est du 22 au 24 juin à Auxerre © Radio France - Lisa Guyenne

Auxerre, France

Combien ça coûte, le Catalpa ? 

Lors de la première édition du Catalpa Festival, en 2012, la facture s'élevait à 160 000 euros. Depuis, le festival a pris de l'ampleur, et cette année, le budget atteint 265 000 euros. Cette somme comprend les droits SACEM (droits d'auteur), les cachets des musiciens, mais aussi les salaires des intermittents et des organisateurs, les frais de communication, de logistique ou encore de sécurité. 

Qui finance cette somme ?

La moitié est prise en charge par des fonds privés : des mécènes ou des sponsors, comme par exemple Orange, le Crédit Mutuel ou encore Bureauvallée.  L'autre moitié provient de financements publics : le ministère de la Culture, l'Europe, certaines années, et bien sûr les conseils départemental et régional ou la communauté d'agglomération. Le principal investisseur, c'est la ville d'Auxerre, qui contribue à hauteur de 120 à 130 000 euros par an. De quoi fournir un socle solide au Catalpa. 

La base d'un festival, ce sont ses artistes. Quel prix pour les faire venir ?

Ce n'est évidemment pas gratuit : pour les 14 groupes invités cette année, il a fallu débourser 70 000 euros de cachet, environ. Un montant qui se négocie plusieurs mois en amont, entre le programmateur et les agents des musiciens. Sylvain Briand, organisateur et par ailleurs directeur du Silex : "C'est comme une partie d'échecs, où chacun essaie d'avancer ses pions en négociant diverses choses. Il y a l'hébergement, les conditions d'accueil autour de l'artiste, les transports... Ce serait trop simple d'être juste programmateur et de se dire : tiens, ce groupe-là me plaît, je vais le mettre à l'affiche."

La scène du Catalpa en préparation, à la veille du premier jour - Radio France
La scène du Catalpa en préparation, à la veille du premier jour © Radio France - Lisa Guyenne

Le festival arrive-t-il quand même à faire recette ?

Oui, parce que même si l'entrée est gratuite, il existe des moyens de faire rentrer un revenu. Le premier, c'est le bar, où de très nombreux festivaliers vont venir se désaltérer entre deux concerts. Le Catalpa loue aussi des stands aux restaurateurs et aux commerçants qui s'installent à l'Arbre-Sec le temps du festival. Enfin, vous apercevrez des écrans géants qui diffusent de la publicité aux abords de la scène : là aussi, les annonceurs paient pour ce service. Même s'il est impossible de savoir combien le festival va engranger avant la fin du week-end, les organisateurs espèrent arriver à l'équilibre cette année. 

Le Catalpa n'existe que depuis 2012. Est-ce vraiment durable ce modèle gratuit de festival ? 

Selon les organisateurs, cela ne fait aucun doute : d'abord parce que le Catalpa est sous contrat avec la ville d'Auxerre jusqu'au moins en 2021, et aussi "parce que nous avons constitué une telle base d'investisseurs privés, que même si nous en perdons un, un autre pourra compenser", explique Sylvain Briand.

En revanche, rien de cela ne serait possible sans l'appui du Silex, rappelle-t-il : "Avec le Silex, nous faisons d'énormes économies d'échelles. L'équipe salariée permanente est là, les intermittents sont ceux avec qui nous travaillons tout le temps... Tous les rouages se mettent en place très rapidement. On n'aurait jamais pu faire le Catalpa sans le Silex."

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