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Culture - Loisirs

VIDÉO : Comment le Dragon des mers est arrivé à Calais

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Par , France Bleu Nord

Calais et les machines extraordinaires, c'est déjà une vielle histoire. Mais pour la première fois, l'une d'elle va élire domicile dans la ville, pour vivre avec les habitants et accueillir les touristes. Un monstre de 70 tonnes entièrement conçu pour Calais

Le Dragon des mers s'est échoué sur la plage de Calais. Il dort encore...
Le Dragon des mers s'est échoué sur la plage de Calais. Il dort encore... © Radio France - Matthieu Darriet

Calais, France

Le début de l'histoire entre Calais et les machines, géantes et fantastiques, remonte à 1994 et à l’ouverture du tunnel sous la Manche. C’est Le Channel, la scène nationale, qui fait venir, à Calais, pour la première fois, la compagnie Royal Deluxe et ses machines. 

Delaroziere aime Calais

Les Calaisiens parlent encore du « Géant tombé du ciel », des « chasseurs de Girafe », ou de la visite du "sultan sur son éléphant géant". A l’époque  travaille pour cette compagnie, avant de fonder la sienne et de s’installer à Nantes. 

Avec sa compagnie La Machine, François Delaroziere, reviendra à Calais, plusieurs fois. Ce sera "Le Dîner des petites mécaniques", « Flammes » ou encore « Le grand répertoire des machines ».  Mais le déclic se produit, avec la venue de « Long Ma », en juin 2016.

En juin 2016, le cheval-dragon Long-Ma avait émerveillé les calaisiens, avant de partir s'installer en Chine. - Maxppp
En juin 2016, le cheval-dragon Long-Ma avait émerveillé les calaisiens, avant de partir s'installer en Chine. © Maxppp - Eddy Lemaistre

Le cheval-dragon s’installe alors pour 4 jours à Calais. Il arpente les rues, accompagné par une foule immense et joyeuse. Il livre bataille contre l’araignée Kumo. Les calaisiens racontent encore ses respirations profondes, ses clins d’œil moqueurs et surtout de ses coups de chaud. Les effets spéciaux, la spécialité de Polo Loridant, qui témoignait à l'époque : "On a beaucoup de feu et de fumée. Donc le cheval-dragon va pourvoir allumer des lampadaires, des tas de bois, des choses comme ça..." 

François Delaroziere a imaginé le Dragon des mers, à la demande de la ville de Calais. - Radio France
François Delaroziere a imaginé le Dragon des mers, à la demande de la ville de Calais. © Radio France - Matthieu Darriet

C’est après ça que la décision est prise par la ville de Calais d’installer, à demeure, une ou des machines. François Delaroziere vient présenter le projet, jusque-là tenu secret. C'était y a un peu plus de deux ans, en Conseil municipal : "On a regardé la grande histoire, l'histoire urbaine et l'histoire plus récente avec les migrants, et avec la dentelle."

On va créer une aventure pour les calaisiens, qui sera unique au monde. François Delaroziere.

Il y a alors l’espoir de casser l’image négative qui colle aux pieds de Calais. Car, quand le projet est lancé, la Jungle et ses plus de 8 000 migrants, vient d’être démantelée. Dans le monde entier, on connait Calais. Mais de façon très négative aux yeux du plus grande nombre :  une catastrophe pour les commerçants et les professionnels du tourisme qui réclament un sursaut. 

Des machines pour rebondir

Au nom de la résilience, l’Etat se fait tordre le bras par la ville de calais, pour aider financièrement toutes les idées. Et s'il y a bien un projet de parc d’attractions -mais il piétine avant de s‘enliser complètement- François Delaroziere et ses machines sont vus comme des sauveurs. 

A Nantes, la compagnie La Machine a fabriqué le Dragon de Calais. - Radio France
A Nantes, la compagnie La Machine a fabriqué le Dragon de Calais. © Radio France - Matthieu Darriet

Ensuite, il y a eu toute la phase de travaux, à Nantes : conception, dessins et fabrication. Travail du métal, de l’électronique, de l’hydraulique, c'est un chantier énorme pour fabriquer une machine de la taille de deux semi-remorques, capable de transporter une cinquantaine de personnes. Une machine qui va prendre vie, grâce notamment à sa peau en bois. Elle a été sculptée par David Slaviero et ses lutins menuisiers : "Là ça va être une coque plutôt tortue, là ça va être plutôt une dentelle. On lui mets des blessures, il a les oreilles percées..."

A Nantes, la peau du Dragon de Calais a été sculptée à la main, dans du bois. - Radio France
A Nantes, la peau du Dragon de Calais a été sculptée à la main, dans du bois. © Radio France - Matthieu Darriet

Finalement le Dragon arrive par la mer, à Calais, en plusieurs morceaux, pour subir les dernières finitions, et être pris en mains par ses manipulateurs. La bête, qui aurait été libérée des entrailles de la terre, par les ouvriers du chantier d’agrandissement du port de Calais. La bête est visible depuis ce jeudi sur le Front de mer, avant son réveil, ce vendredi. 

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