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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : ambiance "un peu glauque" à l'aquarium de Saint-Malo

Plus de public pour voir évoluer les 10.000 poissons de l'aquarium de Saint-Malo pendant le confinement. Et si les lieux sont devenus bien silencieux, les équipes de biologistes se relaient pour assurer la santé des pensionnaires. Dans une ambiance particulière.

Les piranhas rouges se sentent bien seul en ce moment.
Les piranhas rouges se sentent bien seul en ce moment. © Maxppp - OLIVIER BOITET

Presque de quoi devenir (requin) marteau. Dans les couloirs, au milieu des millions de litres d'eau, entouré de 10.000 poissons.... Personne. Ou presque personne. "L’ambiance est un peu anxiogène, un peu glauque", témoigne Yann Guillouzo, le responsable aquariologie de l'aquarium de Saint-Malo. 

Deux équipes de trois personnes se relaient

Il fait partie des deux équipes de trois personnes qui se relaient pour surveiller que tout va bien pour les pensionnaires de l'aquarium malouin. Parce que, si les lieux sont fermés au public depuis le 14 mars (et doivent, pour l'instant, rouvrir le 16 avril), il faut bien s'occuper des animaux. "Tous les jours, deux biologistes et un technicien de maintenance travaillent à l’aquarium, explique Yann Guillouzo. Et la semaine suivante, c'est une autre équipe de trois qui travaille. Comme ça, ce sont toujours les mêmes qui travaillent ensemble. Et on ne croise pas les autres". 

Il n'y a plus que des biologistes pour admirer les plus de 600 espèces de poissons.
Il n'y a plus que des biologistes pour admirer les plus de 600 espèces de poissons. © Maxppp - Olivier Boitet

Alors certes, dit-il, "on a la chance d’avoir des animaux superbes qu’on observe tous les jours", mais sur place, les journées filent. C'est que les deux biologistes font le travail de quatre personnes habituellement. L'un s'occupe de nourrir les poissons (une centaine de kilos par semaine), et l'autre de vérifier tout le reste : leur santé, la température des bassins, son pH, son taux d'oxygène....Et malgré l'abandon provisoire de certaines activités, comme les plongées avec les animaux, les programmes de reproduction, ou le nettoyage des vitres, il y a du rythme. 

Quand à savoir si les animaux vont bien... "Il faudrait leur demander", rigole Yann Guillouzo, avant de redevenir sérieux. "Non, mais ils ont l'habitude. On ferme déjà deux semaines en novembre et trois semaines en janvier". Là, voilà déjà plus de deux semaines de fermeture, imprévue, celle-là. 

La survie des animaux n’est absolument pas en question

"La survie des animaux n’est absolument pas en question, et la prise en charge des équipes non plus", commence par assurer Philippe Vignaud, le directeur de l'aquarium. Anticipant la fermeture, quelques jours avant le confinement total, "nous avons constitué un stock suffisamment important pour passer plusieurs semaines en autonomie", explique-t-il. 

Parce que si les livraisons de nourriture pour les animaux se font toujours, elles arrivent tout de même moins souvent. La prochaine est prévue pour le 6 avril, afin de remplir les chambres froides, riches de plusieurs tonnes d'aliments. "On produit aussi de la nourriture, que l'on appelle des artémias, explique Yann Guillouzo. Ce sont des des proies vivantes pour les hippocampes et les méduses". 

Le retour des visiteurs n'est pas pour tout de suite à l'aquarium de Saint-Malo.
Le retour des visiteurs n'est pas pour tout de suite à l'aquarium de Saint-Malo. © Maxppp - Olivier Boitet

D'habitude pour les vacances de Pâques, on attend des milliers de visiteurs

En attendant, l'achat de nourriture, ce sont toujours autant de "frais incompressibles", rappelle le directeur. Tout cela sans aucune recette. La chance pour l'aquarium de Saint-Malo, ainsi que le parc de loisirs Cobac Parc de Mesnil-Roc'h c'est de faire partie d'un grand groupe (Looping, qui gère 14 parcs d'attraction en Europe), dont la survie financière n'est pas, a priori, en question. 

Mais, à Saint-Malo, "les enjeux économiques sont lourds, concède Philippe Vingnaud. A partir des vacances de Pâques, on reçoit d’habitude des touristes, on peut attendre des milliers de visiteurs". Pour les Parisiens, elles débutent dès le 4 avril. Le confinement ne sera pas fini...

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