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Coronavirus : les Girondins prennent la plume, les éditeurs croulent sous les manuscrits

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Par , France Bleu Gironde

Le confinement se termine et une chose est sûre : les Français ont plus écrit qu'auparavant. Une tendance qui se confirme en Gironde où certaines maisons d'édition reçoivent près de 50% de manuscrits en plus que d'habitude.

(illustration)
(illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

Pendant les confinements successifs, les Français ont largement pris la plume et les éditeurs se retrouvent noyés par les demandes et cela se vérifie en Gironde. La très prestigieuse maison d'édition Gallimard a même demandé aux Français d'arrêter d'envoyer leurs écrits car elle reçoit près de deux fois plus de manuscrits par jour que d'habitude.

On a en tout simplement reçu deux fois plus en 2020 - Jean-Luc Veyssy, directeur du Bord de l'Eau à Lormont

En Gironde, on compte près de 190 maisons d'édition et parmi elles, celle des éditions du Bord de l'Eau, à Lormont, a vu le nombre de manuscrits envoyés augmenter considérablement par rapport à d'habitude. "On a en tout simplement reçu deux fois plus en 2020 et cela se poursuit. On en recevait 300 par an et là c'est 150 de plus", remarque Jean-Luc Veyssy, le directeur. Cette tendance n'est pas nouvelle car selon une étude réalisée en 2013 par l'institut IFOP pour le site MonBestSeller.com, 17 % des Français ont déjà écrit un manuscrit, et près d'un sur quatre a eu envie de le publier.

Le besoin de s'exprimer

Jean-Luc Veyssy ne publie que des essais ou des ouvrages issus du champ universitaire. Mais depuis le premier confinement, il reçoit plus de "hors-piste", c'est-à-dire des poèmes ou encore des romans alors qu'il n'en publie jamais habituellement. "La succession des confinements a visiblement laissé du temps aux Girondins qui ont eu envie de se raconter, d'écrire leurs sensations, leur journal, etc.", pointe-t-il.

Que les futurs écrivains se demandent un peu plus ce qu'ils veulent raconter ! - Xavier Mouginet, directeur d'Elytis

Même constat du côté de la maison d'édition Elytis qui ne publie que des œuvres liées au voyage. Le gérant, Xavier Mouginet, reçoit trois à cinq manuscrits par jour, là où il en recevait deux maximum avant l'apparition du virus. Il remarque une "envie de s'aérer l'esprit et les Français se disent qu'ils vont raconter le voyage qu'ils ont fait il y a quelques années et puis ils passent à l'acte".

Pas assez de "réflexion" au moment d'envoyer un manuscrit

Cette émulation autour de la lecture agace Xavier Mouginet car selon lui il faudrait que les "futurs écrivains se demandent un peu plus ce qu'ils veulent raconter ! Et aussi en quoi cela peut intéresser le public. Ils devraient systématiquement se poser ce genre de question avant de passer de la sphère privée à publique." Selon lui, les éditeurs ne doivent pas céder pour autant face à la demande et publier plus de manuscrits qu'avant, d'autant qu'il explique que les chiffres d'affaires des maisons d'édition sont globalement à la baisse.

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