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Coronavirus : les intermittents du spectacle et les petites salles vers l'inconnu

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C’est l’un des secteurs économiques qui suscitent le plus d’interrogations : comment le monde du spectacle parviendra-t-il à se relever de la crise sanitaire et du confinement lié au coronavirus ?

Le chef d'orchestre stéphanois Daniel Kawka. Le chef d'orchestre stéphanois Daniel Kawka.
Le chef d'orchestre stéphanois Daniel Kawka. © Maxppp - Jean Francois SOUCHET

Les salles de concerts, les théâtres et tous les lieux culturels sont en pause en attendant la reprise d’une activité normale. Les dates prévues sont au mieux reportées, au pire purement et simplement annulées. Pour les structures privées c’est leur survie même qui est parfois en jeu car les spectacles vont être repoussés et les spectateurs n’y trouveront peu-être plus leur compte. 

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De nombreuses salles appellent leurs clients à ne pas demander le remboursement de leurs places et de considérer cela comme un don pour permettre à la structure de résister. C’est le cas de Jean-Luc Epalle, chroniqueur sur France Bleu, propriétaire de l’Epalle Théatre à la Ricamarie. "Si les nouvelles dates conviennent aux spectateurs qui avaient déjà leur billet, très bien ! Nos 8 prochaines dates étaient complètes" explique-t-il. "Si ce n'est pas le cas, on leur demande soit de modifier leur réservation sous la forme d'un bon-cadeau qu'ils pourront utiliser l'année prochaine, soit de nous en faire donc, car la situation risque d'être difficile. Nous pouvons aussi les rembourser en espérant que peu de gens le demanderont parceque ca nous mettra nous aussi dans la difficulté, même si nous ne sommes pas les plus à plaindre".

96 heures pour 60 intermittents qui tombent à l'eau

Autre exemple ligérien, l’orchestre symphonique  "Ose !" du chef stéphanois Daniel Kawka qui fait travailler des dizaines de musiciens et musiciennes de la région grâce à des concerts qui participent grandement à l’obtention de leur statut d’intermittent. L'orchestre devait tenir un concert à Genève le 6 avril prochain avec 56 musiciens et 3 techniciens . Concert annulé et grosse galère pour toute cette troupe avec son statut d’intermittent qui nécessite de réaliser 507h de contrat durant l’année. Pour l’orchestre ligérien c’était une vraie aubaine explique Thierry Kawka, l’administrateur de Ose : "c'était un projet avec un contrat de travail de 6 jours qui représentait 96 heures de travail déclaré. Grosso modo un petit cinquième du statut d'intermittent".

"Cela rajoute de la précarité à la précarité"

Même si le spectacle a d’ores et déjà été reprogrammé à l’année prochaine et même si la date d’ici à laquelle les intermittents pourront réaliser leurs heures sera repoussée, cela ne suffira pas à régler la situation pour Thierry Kawka "car ça rajoute de la précarité à un statut qui est déjà précaire. Objectivement les musiciens et les techniciens doivent se soucier des mois à venir parce que ça va être très compliqué. Ils n'ont plus aucune marge de manœuvre sur l'organisation de leur emploi du temps. Il va falloir remplir, remplir, remplir. Trouver des contrats, trouver des projets pour s'assurer d'avoir le bon nombre d'heures et un salaire à la fin du mois."

Les intermittents qui verraient justement d’un bon œil une autre mesure : la réduction du nombre d’heures à réaliser d'ici à leur date anniversaire, pour prendre en compte la possible lenteur avec laquelle le monde du spectacle relancera la machine après le confinement.

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