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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : la presse normande s'adapte à la crise

La presse normande s'adapte au confinement lié au coronavirus Covid-19. Les lecteurs sortent moins acheter le journal, alors il faut s'adapter.

Le siège de la rédaction de Ouest-France à Caen
Le siège de la rédaction de Ouest-France à Caen © Radio France - Philippe Thomas

Si les kiosques de vente de presse sont considérés comme "utiles à la vie de la nation" et restent ouverts pendant la période de confinement, les clients sont moins nombreux à venir acheter leur journal en ce moment. En témoigne la situation du quotidien Paris-Normandie. Dans toute sa zone de diffusion, le journal connaît une baisse de distribution, et donc de vente, de l'ordre de 15 à 20%, selon son directeur général, Valéry Jimonet : "Il y a une fermeture de plusieurs point de vente, et le confinement n'incite pas les gens à sortir, donc à acheter le journal." 

Conséquence immédiate, le journal est passé de sept éditions régionales à une seule édition mutualisée. 

Si la vente au numéro baisse, "on sent un très net réveil de la contractation d'abonnement", explique Valéry Jimonet. Les abonnés continuent à recevoir leur journal comme si de rien n'était : "Nos porteurs font le travail, on possède notre propre imprimerie où tous les gestes barrières sont en place, les équipes sont divisées en deux groupes." 

Une nouvelle formule d'abonnement à Paris-Normandie

Le journal publie les attestations de déplacement dans ses pages, pratique pour ceux qui n'ont pas d'imprimante ou de scanner, et a inventé une nouvelle formule d'abonnement. "C'est une formule intergénérationnelle, détaille Valéry Jimonet. C'est : offre un abonnement papier à tes parents pour éviter qu'ils ne sortent et profite de l'offre numérique de Paris-Normandie, c'est deux abonnement en un." Une offre qui, a priori, fait recette. 

Une baisse du nombre de publicités

Ailleurs en Normandie, le journal Ouest-France résiste bien. Le groupe fonctionne en majorité avec les abonnés (80% de son lectorat dans la Manche, soit environ 30 000 abonnés), ce qui permet de garder des ventes stables. L'inquiétude pour le journal, c'est la disparition de la publicité dans ses pages : "Les entreprises souffrent, explique Nicolas Denoyelle, directeur de Ouest-France dans la Manche. Elles passent moins de publicité. Il y a une baisse d'environ 60%. Des mesures de chômage partiel ont été prises." Comme Paris-Normandie, le journal a réduit la voilure avec une édition unique par département

Toujours dans le Cotentin, le quotidien La Presse de la Manche accuse le coup. Avec une baisse importante de la vente au numéro, le journal doit faire le dos rond. Seulement 55% de ses lecteurs sont abonnés, et les abonnements ne sont qu'en faible hausse, environ 10%. Là aussi, des mesures de chômage partiel, qui touchent une vingtaine de personnes, ont été prises. 

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