Culture – Loisirs

Côte-d'Or : la rentrée remet les NAP sur la table

Par Marion Bargiacchi et Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne lundi 29 août 2016 à 15:51

Gevrey-Chambertin
Gevrey-Chambertin © Radio France

Avec la rentrée, vos enfants vont peut-être faire des NAP, les Nouvelles activités périscolaires. Des activités plus si nouvelles que ça, puisqu'elles soufflent en cette rentrée leur trois ans d'existence. Tous les enfants sont ils égaux devant les NAP ?

Arrivées avec les nouveaux rythmes scolaires, les Nouvelles Activités Périscolaire ont pour mission d'apporter d'autres connaissances aux enfants et de s'intégrer dans un projet éducatif. On pourrait craindre que les enfants des petites communes soient lésés à cause de budgets restreints, et plus de difficultés à trouver des activités. Il n'en est rien !

L'exemple de Gevrey-Chambertin

A Gevrey-Chambertin, les enfants n'ont que l'embarras du choix entre le sport, la culture, les travaux manuels et la découverte de l'environnement. Ils peuvent même s'adonner au joie de la « sack line » (les enfants marchent sur un fil), de la tchaka balle (une petite balle pour s'entraîner à la manipulation), à des ateliers récup... etc. Démonstration avec Fanny Lefort, animatrice nature de la réserve de la Combe Lavaux - Jean Roland qui pourrait même inspirer les grandes villes !

« L'idée, c'est de faire un club nature donc on accueille un petit groupe d'enfants. A la première séance, on leur propose un thème et de définir des règles de vie commune. Ce qu'on a le droit ou pas de faire dans la nature en tout cas ! D'être respectueux des gestes écocitoyens, des choses comme ça. Ca leur permet d'étudier des thèmes comme les plantes qui poussent dans les murs, les oiseaux, les insectes... plein de thèmes et c'est quelque chose qui ne serait pas possible à Dijon par exemple car on bénéficie de l'environnement autour de Gevrey-Chambertin, un site rural. Ceci dit, on peut tout de même faire un club nature en ville. Identifier les oiseaux ou étudier les bruits de la ville, les lumières, toutes les infrastuctures, les parcs. Cela peut être transposable en ville. »

Des parents parfois réticents

Les NAP se découpent par tranches d'âge et par activités. C'est un vrai temps de décompression, différent des activités traditionnelles. Mais souvent les parents n'inscrivent pas leurs enfants ! Ce que regrette Aurélie Lernould, chef du service enfance jeunesse sur la communauté de commune de Gevrey Chambertin

« Les familles qui n'utilisent pas du tout le périscolaire le soir, ont du mal à savoir qu'ils peuvent ne mettre leurs enfants que pour un seul NAP. Et ça, c'est quelque chose compliqué à faire passer même si cela fait trois ans que cela existe, mais aussi parce tout cela a un coût (entre 0,11 centimes et 1 euro 30 la demie heure. On essaie aussi de développer un maximum les activités pour ne pas proposer toujours la même chose tous les ans. »

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