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Culture – Loisirs DOSSIER : Eurockéennes 2018 : 30 ans de festival

Coup de froid sur les Eurocks : la sécurité pourrait leur coûter cher

mercredi 4 juillet 2018 à 18:58 Par Simon Cardona, France Bleu Belfort-Montbéliard

Les Eurockéennes pourrait devoir rembourser à l'Etat les frais engagées pour assurer la sécurité du festival. La facture pourrait être salée. les organisateurs et les élus locaux craignent pour l'avenir de la manifestation.

250 agents de sécurité privés et 270 gendarmes vont être mobilisés pour la trentième édition des Eurockéennes
250 agents de sécurité privés et 270 gendarmes vont être mobilisés pour la trentième édition des Eurockéennes © Maxppp - Simon Cardona

Belfort, France

Tout est parti d'une circulaire publiée le 15 mai par le ministère de l'Intérieur. Elle impose aux manifestations privées de prendre en charge leur frais de sécurité. Des frais qui se montent à 254 000 euros cette année pour les Eurockéennes (6 500 heures de service d'ordre pour 250 agents de sécurité privés et 270 gendarmes).

Les Eurockéennes bientôt considérée comme à but lucratif ?

Jusqu'à présent, le festival était considéré comme manifestation à but non lucratif, ce qui limitait la somme qu'il devait rembourser à l'Etat pour la sécurité à 30 000 euros. Mais aujourd'hui, la préfecture du Territoire de Belfort veut faire reconnaître les Eurockéennes comme manifestation à but lucratif.

"Ça n'est pas du ressort de l'Etat de financer un événement privé comme les Eurocks, estime Sophie Elizéon, la préfète du Territoire de Belfort. C'est donc normal qu'on facture cette prestation aux organisateurs. C'est ce que demande le ministère de l'Intérieur mais aussi la Cour des Comptes."

La préfecture précise tout de même que la somme qui sera demandée aux organisateurs du festival ne sera pas de 254 000 euros comme ils le craignent, sans que le montant soit arrêté pour l'instant. 

Quoi qu'il en soit, l'équipe des Eurockéennes craint une facture salée qui pourrait compromettre l'avenir du festival. Une crainte partagée par les élus du département. Pour Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort et vice-président des Eurockéennes, le festival doit rester rester une manifestation à but non lucratif : "Aujourd'hui le festival fonctionne grâce au mécénat. Si demain, nous étions qualifiés de manifestation à but lucratif, nous perdrions plusieurs millions d'euros. Ce qui remettrait très clairement en cause l'existence même des Eurockéennes".

 Les discussions entre la préfecture et les organisateurs du festival vont se poursuivre mais pour l'instant, Jean-Paul Roland, directeur général des Eurockéennes, préfère se concentrer sur la 30ème édition : "Aujourd'hui on dresse la table, on prépare les plats. On parlera de l'addition à la fin du festival."