Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu à 18h en Moselle : le casse-tête des clubs de sport et des écoles de danse

-
Par , , France Bleu Lorraine Nord

Depuis ce samedi 2 janvier, sauf motif impérieux, les Mosellans doivent avoir rejoint leur domicile à 18h : le couvre-feu a été avancé dans les quinze départements les plus touchés par la Covid-19. Mais ces nouveaux horaires à respecter sont un véritable casse-tête pour les clubs de sport.

Les écoles de danse doivent s'adapter aux contraintes sanitaires dues à la Covid-19 (photo d'illustration)
Les écoles de danse doivent s'adapter aux contraintes sanitaires dues à la Covid-19 (photo d'illustration) © Maxppp - Dylan Meiffret

Le couvre-feu instauré dès 18h en Moselle a pas mal de conséquences sur les associations culturelles et sportives mosellanes. Elles qui ont l'habitude d'organiser les répétitions ou les entraînements après les journées de travail ou de cours, doivent chambouler leurs emplois du temps. Et les conséquences à long terme pourraient être sévères pour les clubs.

Emplois du temps chamboulés

Exemple à Guénange, où l'association Acadanse réunit environ 400 adhérents. Sauf qu'en l'absence de salle lui appartenant, elle loue des salles dans un gymnase du centre social de la ville. Il faut donc composer avec les horaires des élèves, des autres clubs, des centres aérés... et le couvre-feu. "Ce soir [lundi] pour la reprise du cours de danse classique, tous les adhérents étaient là. Ca fait plaisir !" se réjouit Shana Mangin, l'une des bénévoles de l'association. Mais les contraintes sanitaires évoluant parfois d'une semaine à l'autre, elle tend le dos. "On va devoir proposer des remboursements. On sait aussi que dans quinze jours, tout peut changer. Il y a beaucoup de questions sur l'avenir de l'association". 

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d’utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Cours condensés sur quelques jours

Un seul cours au lieu de trois le soir, ou bien décalés le dimanche, des séances de rattrapage pendant les vacances aussi... Les clubs se décarcassent pour proposer des activités malgré tout. "Le couvre-feu à 20h, ça nous arrangeait presque, témoigne Vincent Krykwinski, l'un des trois moniteurs du club de tennis de Cattenom, qui compte 300 adhérents. On pouvait accueillir deux groupes d'enfants", même s'il a fallu faire une croix sur les cours dédiés aux adultes. "Mais là, 18h, c'est impossible, trop contraignant". Le club a donc reprogrammé tous ses cours les mercredis, samedis et dimanches.

Outre le casse-tête des plannings, c'est surtout la pertinence d'un couvre-feu à 18h qui interroge. Jérôme Ast est le directeur de l'ASPTT Metz, un club omnisport qui compte plus de 3.000 licenciés dans une vingtaine de disciplines : "On se retrouve avec plus d'enfants au même cours, c'est presque l'effet inverse". Il y a aussi le problème des attestations, "faciles à fournir pour les salariés, mais pour les bénévoles ? On ne sait pas. On attend les instructions de nos fédérations respectives".

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d’utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Le risque d'une fuite des adhérents

Au fil de la saison, les clubs craignent de devoir honorer des remboursements en cascade, mais surtout de voir leurs adhérents renoncer à renouveler leurs abonnements. Metz Gym, par exemple, est passé de plus 1.700 licenciés l'an dernier, à 1.300 cette année, visiblement refroidis par l'issue incertaine de la crise sanitaire et les confinements à répétition.

Casse-tête aussi l'US Sarre-Union, club de Nationale 3 de football dans le Bas-Rhin, où le couvre-feu débute à 20 heures... mais dont une grande partie des joueurs viennent de Moselle ! Impossible de rentrer chez eux à l'heure : il faudrait que les entraînements commencent en plein après-midi. Le club a donc décalé la séance au week-end. "On est en plein bricolage, dénonce Sébastien Meyer, l'entraîneur, lui-même Mosellan. Pire, l'équipe a été scindée pendant les fêtes : les joueurs résidant en Alsace ou en Moselle-Est se sont entraînés à Sarre-Union, ceux vivant à Saint-Avold ou dans le pays messin, se sont retrouvés sur le terrain synthétique prêté par le club ami de Tremery.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess