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Culture – Loisirs

EN IMAGES - Dans la peau d'un expert de la police scientifique à l'Espace Mendès France à Poitiers

vendredi 5 janvier 2018 à 5:02 Par Clémence Dubois-Texereau, France Bleu Poitou et France Bleu

Le temps d'un atelier, une quinzaine de personnes ont pu se rêver expert scientifique. Au programme : analyse de tissus, digitales et génétiques après la découverte d'un mystérieux crâne au Bois de Saint-Pierre.

Enfants et parents ont appris comment faire une analyse génétique.
Enfants et parents ont appris comment faire une analyse génétique. © Radio France - Clémence Dubois-Texereau

Poitiers, France

"On va mener une petite enquête" annonce Laurent Fillion qui dirige l'association l'école de l'ADN à l'Espace Mendès France à Poitiers. Les visiteurs sont rapidement plongés dans l'ambiance. L'atelier se base sur la nouvelle de Nicole Bardou-Coudert "Macabre découverte à Saint-Benoît". 

Les enquêteurs laissent donc quatre indices que nos apprentis experts vont devoir analyser : un tissu, un pansement, une canette et un chewing-gum. "Comment on s'y prend?" demande Laurent Fillion. Abel, 10 ans répond tout de suite "on peut regarder s'il y a des empreintes sur le pansement ou encore la canette puisque la personne l'a touchée.

Plusieurs pollens ont été analysés au microscope. Ici, du pollen de pâquerettes.  - Radio France
Plusieurs pollens ont été analysés au microscope. Ici, du pollen de pâquerettes. © Radio France - Clémence Dubois-Texereau

Débute alors plusieurs expériences : des comparaisons de pollens pour savoir où la victime pouvait se trouver en dernier lieu, des analyses génétiques pour savoir à qui appartenait le pansement ou encore des analyses digitales. Des expériences qui permettent aux parents notamment de réapprendre certains gestes comme pour Stéphanie : "on se sert du microscope, ça fait bien longtemps que je n'en avais pas utilisé un" s'amuse-t-elle. 

Et puis, l'atelier permet aussi de montrer un certain savoir régional. "A Surgères, en Charente-Maritime, il y a un laboratoire qui analyse les pollens pour des affaires criminelles parfois alors que d'habitude, il travaille pour le monde agricole ou pour les semences" assure Laurent Fillion. 

Les séries, bien loin de la réalité

Lors des expériences, les enfants se rendent aussi compte de la difficulté à obtenir des réponses : "je m'attendais à moins dur" reconnaît Abel, 10 ans. Marcelin lui s'étonne : "Dans les séries, ils trouvent tout tout de suite, là il faut des indices et des expériences." Pour Côme la démarche est "plus scientifique. Ce n'est pas comme dans un film ou un livre. Là, même avec le résultat, on n'a pas les antécédents, on ne sait pas si la victime avait des ennemis, du coup on ne peut pas faire d'accusation.

Et l'atelier sert à recentrer les choses pour Laurent Fillion : "dans un épisode de 52 minutes, il se passe beaucoup de choses et il faut résoudre l'enquête. Nous, on a voulu accentuer juste la partie scientifique. Et donc on ne s'attarde que sur les analyses."

A la recherche de la bonne empreinte digitale.  - Radio France
A la recherche de la bonne empreinte digitale. © Radio France - Clémence Dubois-Texereau

Pas question donc à la fin des expériences de faire une accusation : "on ne présente que nos résultats, le reste ce n'est pas notre travail" assure Laurent Fillion. Place désormais au travail d'enquêteur.