Culture – Loisirs

Dans les coulisses du Cirque d'Hiver Bouglione à Dijon

Par Naïs Esteves, France Bleu Bourgogne dimanche 17 janvier 2016 à 7:22

Après son numéro, l'éléphant sort côté coulisses rejoindre son enclos.
Après son numéro, l'éléphant sort côté coulisses rejoindre son enclos. © Radio France - Naïs Esteves

Le Cirque d'Hiver Bouglione fait étape à Dijon jusqu'au dimanche 17 janvier. Le chapiteau monumental accueille les jongleurs, les trapézistes et les dresseurs. Sur la piste, les numéros s'enchaînent. Et en coulisse tout doit être réglé comme du papier à musique.

Le petite pièce derrière les rideaux noirs est aussi animée que la piste. Dans la pénombre, les artistes et les animaux se préparent avant de faire leur entrée dans la lumière. L'organisation est donc le maître mot dans les coulisses du Cirque d'Hiver Bouglione, dans leur théâtre parisien, comme en tournée.

"Le cirque, c'est très militaire."

Stéphane Danetto, chef de piste

Les numéros doivent s'enchainer sans couac. Alors, les fauves passent en premier, "comme ça la cage est montée quand le public arrive, ce qui est, pour moi, du plus bel effet", explique Stéphane Danetto. C'est aussi une question de logistique : "Le cirque, c'est très militaire. La cage est toujours derrière, bien positionnée, en sécurité, qu'elle ne tombe sur personne. C'est la première qui est démontée, il faut de l'espace, que mes hommes puissent complètement venir en courant puisque chaque panneau pèse entre 70 kilos, sans les portes et 80 kilos avec. Il faut donc leur laisser de la place pour qu'ils puissent manœuvrer", continue le chef de piste à l'entracte, toujours dans son habit de lumière.

Stéphane Danetto vérifie que la machine des coulisses est bien huilée.

A droite de la porte d'entrée des coulisses, il y a les tabourets pour le numéro avec l'éléphant. A gauche, les ustensiles du clown, pas très encombrants mais toujours à portée de main puisqu'il intervient à plusieurs reprises dans le spectacle. Ensuite, la bascule dans un coin, l'airbag de réception pour la femme canon dans un autre, au pied de l'échelle pour accéder à l'orchestre. "Personne ne gène personne", résume Stéphane Danetto.

La musique et l'image comme repères

Les artistes connaissent tout le spectacle et la musique leur permet de savoir, depuis les coulisse quand leur tour arrive. Un repère indispensable pour Arta Sosnowski, alias madame Loyal : "On a besoin d'avoir tout le temps une routine, c'est plus facile et comme ça, le spectacle tourne bien." Et pour savoir quand ouvrir les doubles rideaux sombres du sas des coulisses, Romain scrute un petit écran relié à une caméra disposée juste en-dessous de l'orchestre, "comme ça je garde un œil sur tout ce qui se passe sur la piste", explique le jeune homme de piste sans quitter le moniteur des yeux. Exemple avec l'éléphant : "je lui ouvre, je referme. J'ouvre encore pour sortir les tabourets. Je referme. Et à la fin, j'ouvre pour la sortie de l'animal et des dresseurs." Un peu répétitif ? "Non, après, il faut balayer la piste !" s'amuse Romain.

Dans les coulisses du cirque, c'est une véritable fourmillière !