Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

"Je m'attache à rester le même" raconte l'écrivain béarnais David Diop

lundi 14 janvier 2019 à 6:06 Par Evan Lebastard, France Bleu Béarn

David Diop a reçu la médaille de la ville de Billère, samedi 12 janvier. L'écrivain billérois se voit récompensé pour son succès. Son roman, Frère d'âme, a été écrit à Billère. Il y raconte l'horreur de la première guerre mondiale à travers les yeux d'un tirailleur sénégalais.

David Diop va voir son roman Frère d'âme traduit en huit langues.
David Diop va voir son roman Frère d'âme traduit en huit langues. © Radio France

Billère, France

France Bleu Béarn : La ville de Billère vous distingue aujourd'hui, c'est ici que votre roman Frère d'âme a été écrit ?

David Diop : Oui, du début à la fin. J'ai trouvé un lieu où j'ai pu, avec tranquillité et l'amitié de mes voisins, travailler à un texte qui me vaut ce succès aujourd'hui.

Vous avez reçu le Goncourt des lycéens pour ce roman, qu'est-ce que cela a changé à votre vie ?

Beaucoup de choses, et peu de choses à la fois. Je m'attache à rester le David Diop que j'étais avant de recevoir ce prix et connaître cette notoriété. Mais il est vrai que cela m'amène à beaucoup voyager, à rencontrer des gens que je n'aurais jamais rencontrés. Et surtout des écrivains vivants ! Je travaille sur des écrivains morts en tant qu'enseignant en littérature XVIIIe siècle, et là pour moi c'est extraordinaire de pouvoir dialoguer avec des écrivains qui pratiquent leur art.

Vous expliquez que certains lecteurs avec des ancêtres tirailleurs sénégalais et poilus vous ont apporté leurs témoignages personnels, qu'est-ce que cela vous a apporté ?

Ces témoignages sont très importants. J'ai l'impression d'en savoir beaucoup plus maintenant que j'ai le retour de toutes ces personnes qui viennent me voir avec des témoignages très personnels qu'avant, au moment où j'écrivais le texte. C'est aussi extraordinaire de voir que c'est un texte littéraire, pas seulement historique, et que les gens y ajoutent des couches de sens, des potentialités d'être que je n'imaginais pas.

Frère d'âme va être traduit en huit langues, comme l'anglais, l'arabe ou le chinois ... Mais aussi l'allemand. Cette traduction en particulier est importante pour vous ?

J'attends avec impatience de voir comment le texte sera lu en Allemagne, où là aussi, toute une jeunesse a été sacrifiée. C'est un livre qui prône la fraternité, contrairement à la violence qui s'y trouve et qu'on pourrait assimiler comme une volonté de revanche. J'ai autant d'émotion pour les Allemands, quand je pense à ce qu'ils ont dû vivre dans la guerre, que pour les poilus ou les tirailleurs sénégalais.