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Dossier : Coronavirus Covid-19

''Des années difficiles à venir pour les intermittents du spectacle'', selon la comédienne Stéphanie Marc

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Par , France Bleu Hérault

Comme de nombreux intermittents du spectacle Stéphanie Marc, comédienne à Montpellier, s'inquiète pour son avenir. De nombreux contrats ont été annulés suite au confinement. "Cet été est foutu, celui d'après aussi. Les prochains mois seront difficiles pour notre profession", dit-elle.

	Illustration, Opera Garnier ou Palais Garnier. Paris, france en mars 2014
Illustration, Opera Garnier ou Palais Garnier. Paris, france en mars 2014 © Maxppp - Xavier de torres

Comme de nombreuses professions et secteurs d'activité, les intermittents du spectacle traversent une crise sans précédent. Bon nombre de techniciens et artistes sont sur le carreau depuis l'annonce du confinement à la mi-mars. Les productions audiovisuelles, théâtrales, sont à l'arrêt. Festivals annulés, tournages reportés, spectacles supprimés, l'année 2020 est une année noire pour la culture

2020, mais pas uniquement

La France compte un peu plus de 270.000 intermittent du spectacle. Quatre sur 10 ne sont pas indemnisés aujourd'hui, faute d'avoir réalisé leur quota d'heures imposées. "Combien serons-nous demain ?" s'interroge  la comédienne montpelliéraine Stéphanie Marc. 

Formée au Théâtre universitaire de Montpellier et à l'Institut national de l'audiovisuel, Stéphanie Marc était en pleine activité en mars dernier, à l'affiche de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, dans Pelléas et Mélisande. Très sollicitée au théâtre, cette artiste de l'Agence singulière à Sète a aussi joué dans les séries télévisées Candice Renoir et Tandem.

"C'est une vraie galère. Beaucoup d'intermittents vont perdre leur statut. L'été est foutu. Mais le pire est sans doute à venir. Je ne suis pas confiante. "

''Cette crise aura un impact colossal sur les deux à trois prochaines années''

"2021 est aussi en danger. On ne sait pas si les festivals annulés cette année vont proposer la même programmation l'an prochain, explique-t-elle. Si c'est le cas, toutes les programmations prévues en 2021 seront aussi impactées par ricochet. Monter un spectacle pour une compagnie ou un metteur en scène, ça prend deux, trois  ans. Le temps de monter des dossiers, de chercher des productions, d'avoir des aides, trouver des équipes, les lieux qui vous programment. Donc tout le travail fourni est au fond du trou. S'il faut remonter d'autres projets, ça va prendre du temps."

Pour pouvoir bénéficier de leur régime à l'assurance chômage et ouvrir des droits, les intermittents doivent justifier d'un minimum de 507 heures de contrat sur 12 mois. Forcément, avec cette période de confinement, tout devient compliqué. Chacun s'interroge sur sa situation, son renouvellement de droits, et chacun garde espoir de décrocher un contrat à la fin du confinement. 

"Il va y avoir des répercussions terribles. Chez les intermittents du spectacle, ça va être une catastrophe. Cette situation est très anxiogène."

Stéphanie Marc, de l'Agence Singulière à  Sète
Stéphanie Marc, de l'Agence Singulière à Sète - L’Agence Singulière
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