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Culture – Loisirs

Des contrats spécifiques pour les joueurs professionnels de jeu vidéo ?

lundi 9 mai 2016 à 6:00 Par Romain Dézèque, France Bleu Paris

Les accros aux jeux vidéos ont pu s'en mettre plein les yeux tout ce weekend au Zénith de Paris ! Près de 10.000 spectateurs ont assisté à un tournoi international e-sport : 16 équipes de toutes nationalités se sont affrontées sur Call of Duty.

Deux équipes de quatre joueurs s'affrontent au Zénith
Deux équipes de quatre joueurs s'affrontent au Zénith © Radio France - Romain Dézèque

Paris, France

Seize équipes de toutes nationalités (dont 4 françaises, cocorico !), 50.000 euros de gain à partager entre les meilleures, et des heures de combat. Tout ça retransmis sur écran géant avec, s'il vous plaît, deux commentateurs en direct. Voilà à quoi ressemble le jeu vidéo du XXIème siècle ! Le e-sport prend de l'ampleur en France, selon Axelle Lemaire, la Secrétaire d'Etat chargée du numérique, il y aurait 850 000 pratiquants et 4 millions de spectateurs via internet et les sites de streaming. Et les joueurs ?  Ils sont 200 à vivre des compétitions selon la Secrétaire d'Etat, environ 2.000 à être semi-professionnels selon l'association France E-sport.

Emmanuel, e-gamer, gagne entre 1.500 et 2.500 euros par mois

Dans tous les cas, l'engouement (et le business) autour de ce nouveau sport pousse le législateur à s'emparer de cette question. La semaine dernière, les sénateurs ont adopté un amendement au projet de loi qui permet la création d'un contrat de travail spécifique aux e-gamer. Un CDD dérogatoire d'un an minimum, de cinq ans maximum, inspiré du sport de haut niveau. Le projet de loi sera voté ce mardi en première lecture au Sénat. "Ça amènera plus de sécurité " dit Emmanuel Marquez, joueur semi-professionnel depuis plusieurs années. Son équipe, LDLC, l'a recruté en lui garantissant des sponsors. C'est ce qui le fait vivre actuellement. Ce parisien touche entre 1 500 et 2 500 euros par mois, somme qui dépend aussi de ses résultats... et de ses deux autres fonctions au sein de l'équipe dont celle de manager. ""Actuellement je suis en auto-entrepreneur, c'est bancale. Et puis dans la vie courante, ça me permettra aussi d'être plus crédible notamment lorsque je chercherai un appartement ou autre chose, il y aura un écrit, une preuve que je suis joueur professionnel."

Un statut de joueur pro qui facilitera le développement du secteur. "Quand on allait à l'Urssaf pour faire déclarer un joueur d'e-sport, on nous riait au nez et on nous disait qu'on ne pouvait pas déclarer un joueur, explique Stéphan Euthine, responsable de l'équipe LDLC (11 joueurs). "Il nous faut des outils pour développer ce sport. Avec une sécurité pour l'employeur et les salariés. On veut juste rentrer dans le moule."