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Culture – Loisirs

Des passionnés de cinéma réalisent un polar 100% isérois

dimanche 5 novembre 2017 à 5:21 Par Tommy Cattaneo, France Bleu Isère et France Bleu

A Grenoble, un tueur à gages enquête sur une série de meurtres pour le compte d'un parrain du crime organisé. C'est le scénario de "350 mètres par seconde", un film amateur réalisé par deux Grenoblois avec un budget minuscule. Leur petite production a été mise en ligne sur internet.

Après plus de deux ans de travail, le film amateur a été posté sur YouTube le 20 septembre.
Après plus de deux ans de travail, le film amateur a été posté sur YouTube le 20 septembre. - Capture d'écran YouTube.

Grenoble, France

Pas besoin d'être à Hollywood ni d'avoir un gros budget pour faire un film d'action. Deux Grenoblois passionnés de cinéma se sont lancés et ont réalisé le leur. "350 mètres par secondes", c'est le titre. Une histoire de tueur à gage dans le milieu du crime organisé et qui se passe à Grenoble. Le long métrage amateur est sorti sur YouTube fin septembre et a déjà été vu plus de 75 500 fois.

Grenoble et l'Isère comme lieu de tournage

Les fusillades et les courses poursuites sur grand écran, Mickaël Petiot a grandi avec. Mais à présent, les rôles sont inversés pour ce fan de film d'action. De spectateur, il est passé réalisateur, acteur, scénariste et a fait son film. "350 mètres par secondes, c'est la vitesse d'une balle de 9mm", explique le Grenoblois de 29 ans. "Le film raconte l'histoire d'Adam, l'homme de main d'un parrain local. Son patron le charge d'enquêter sur une série de meurtres au sein de son organisation."

Adam, le personnage principal, c'est David Saura, l'autre réalisateur. Les deux copains ont tourné dans le centre-ville de Grenoble, près de Bourg-d'Oisans, ou encore à Livet-et-Gavet. "On voulait vraiment mettre la région en avant, braquer les projecteurs dessus", raconte Mickaël Petiot. "Il y a de super paysages et on peut trouver des points de vue très variés."

Beaucoup de système D et des bénévoles motivés

Mais pour réaliser le film, Mikaël et David ont utilisé le système D. Ils ont pris sur leur économie pour le budget du film : 2 000 euros à peine, qui ont servi à acheter une caméra, un micro et quelques accessoires. Dans l'équipe du film, personne n'a été payé. "On est un peu plus de 60, et il n'y a que des bénévoles, ils ont accepté de nous suivre et se sont impliqués à fond dans le projet. On les en remercie."

"On a pas besoin d'être professionnel ou d'avoir beaucoup de moyen pour faire un film, il suffit juste d'y mettre beaucoup d'énergie et beaucoup de cœur" - Mickaël Petiot, réalisateur de "350 mètres par secondes".

Mickaël a même réussi a attiré une tête d'affiche dauphinoise dans son film. Serge Papagalli, qui joue le rôle d'un voyou repenti. "Notre démarche, c'était vraiment de monter que c'était possible. On a pas besoin d'être professionnel ou d'avoir beaucoup de moyen pour faire un film, il suffit juste d'y mettre beaucoup d'énergie et beaucoup de cœur", confie Mickaël.

Les réalisateurs se défendent aussi de toute "mauvaise pub" pour l'image de la ville. "On ne s'est pas inspiré de faits réels, on voulait créer une oeuvre de fiction, comme n'importe quel film de cinéma avec une ville pour décor principal." Mickaël et David ont d'autres projets dans les cartons, et sans surprise, ils resteront à Grenoble et dans sa région pour tourner leur prochaine production.

Le film complet est à retrouver sur YouTube.