Culture – Loisirs

Disparition de Michel Galabru : "Un homme extrêmement attachant" selon l'ancien directeur du Pin Galant

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde lundi 4 janvier 2016 à 17:16

Michel Galabru
Michel Galabru © Maxppp

Michel Galabru a joué une dizaine de fois au Pin Galant. Sa dernière apparition sur les planches de la salle de spectacle de Mérignac remonte à 2013. Il avait interprété un de ses rôles phares: La Femme du Boulanger. L'ancien directeur du Pin Galant Jean-Paul Burle s'en souvient.

France Bleu Gironde : Est-ce-qu'on peut dire que ce rôle dans La Femme du Boulanger de Marcel Pagnol collait parfaitement à la personnalité de Michel Galabru ?

Jean-Paul Burle : C'est évident. C'est un rôle qui lui allait vraiment comme un gant et pou lequel tout le monde a un immense souvenir et beaucoup de tendresse. Nous l'avions accueilli deux fois d'ailleurs dans ce rôle. Une première fois en 1997 puis en 2013. Ce qui était tout à fait étonnant c'est que 16 ans plus tard on avait l'impression de voir la même personne. C'était complètement surprenant. 

Michel Galabru est monté sur scène jusqu'à 90 ans. Comment expliquez-vous cette longévité ?

Jouer c'était sa vie. C'était quelque chose de fondamental pour lui. Je ne crois pas qu'il envisageait la vie sans être sur les planches. Et c'est vrai que c'était un acteur formidable. Il était tout à fait capable de jouer des rôles classiques. Au Pin Galant il a joué une dizaine de fois dans des rôles aussi différents que Les Marchands de Gloire de Pagnol, Monsieur Amédée, On nous a menti, ou encore Les Rustres, là encore un de ses rôles emblématiques, donc effectivement il a touché absolument à tout.

On dit aussi qu'il ne s'arrêtait jamais de jouer, même hors de la scène ...

C'est vrai et ça le rendait extrêmement attachant.La dernière soirée que nous avons passée ensemble c'était en 2013 pour la fin de la tournée de la Femme du Boulanger. La production avait organisé un repas à la fin du spectacle. Nous étions allés au Cochon Volant près des Capucins. Nous avions passé une soirée formidable avec un homme de 90 ans qui en paraissait 25 de moins. On s'est couché à deux heures du matin. Il a bu deux verres de Cognac. Il aimait la vie, il aimait les gens et il était resté d'une très grande simplicité.

Jean-Paul Burle - Radio France
Jean-Paul Burle © Radio France