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Culture – Loisirs

Emmanuelle Queinnec, jeune artiste peintre normande en devenir

Emmanuelle Queinnec est une jeune artiste peintre normande de 19 ans . Elle est étudiante en deuxième année aux Beaux-Arts de Rouen. Sous une apparence douce se cache une artiste passionnée qui puise son inspiration tout autour d'elle et en Normandie.

Emmanuelle Queinnec, dans son atelier des beaux-Arts de Rouen
Emmanuelle Queinnec, dans son atelier des beaux-Arts de Rouen © Radio France - Maeva Hardi

Rouen, France

Une enfance plongée dans la peinture

Emmanuelle Queinnec est une jeune femme de 19 ans née à Octeville-Sur-Mer près du Havre. Actuellement en deuxième année aux Beaux-Arts, elle a grandi dans un environnement artistique car sa mère et sa grand-mère peignent elles aussi.  Peindre était une évidence pour elle, le destin peut -être. Son enfance était tournée vers l’art notamment par l’expérience de sa famille mais aussi par la richesse culturelle de la région puisqu’elle visitait souvent le MUMA (Musée Malraux).

Des peintures comme des histoires

Les peintures d’Emmanuelle sont réalistes et narratives, elles racontent des histoires pour ceux qui les regardent. Ses thèmes récurrents sont la liberté, la rage et la colère. Elle ne cherche pas à dissimuler ou embellir la vérité mais à la représenter telle quelle. Dans ce tableau elle représente une femme prisonnière de ses responsabilités en tant que mère, femme et épouse. C’est ce qui l’a poussée à commettre l’impardonnable en tuant son mari, en espérant retrouver sa liberté. L’émancipation et le besoin de se sentir vivant, la recherche de liberté par rapport à nous-mêmes sont des thèmes qu’Emmanuelle souhaite évoquer dans sa récente série d’œuvres.

Emmanuelle occupe cet atelier au sein des Beaux-Arts de Rouen - Radio France
Emmanuelle occupe cet atelier au sein des Beaux-Arts de Rouen © Radio France - Maeva Hardy

Elle s’imprègne du monde qui l’entoure

Ces dernières œuvres sont inspirées du livre « chaos technique sur le Tao Te King » de Marie-Hélène Dumas. Emmanuelle s’est inspirée de chaque petite histoire de ce roman pour créer ses peintures.  Elle s’inspire également beaucoup d’artistes de domaines différents tels que la peinture, la photographie, l’audiovisuel et la musique. Ils sont essentiels à son processus de création. Elle trouve également beaucoup d’inspiration dans la vie quotidienne. Il lui arrive parfois de marcher et de voir une couleur qui va créer des images dans sa tête qu’elle va ensuite essayer de recréer. Elle raconte « il m’est déjà arrivé de me réveiller à quatre heures du matin car je devais écrire quelque chose qui résonnait dans ma tête » 

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Mon esclave

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La Normandie comme point de départ

Emmanuelle a grandi dans la campagne normande,  aujourd’hui étudiante, elle s’inspire également de ce qui l’entoure à Rouen. La cathédrale est pour elle « un endroit où on peut se poser et juste admirer. Quelquefois juste en me relaxant, il y a des choses qui peuvent me venir ». Les jardins de l’hôtel de Ville sont également un lieu de quiétude propice à la création. La Normandie, le cocon dans lequel Emmanuelle a passé son enfance et son adolescence avant de le quitter probablement comme elle l’explique : « plus je grandis, plus j’ai envie de partir, d’aller très très très loin. C’est ce qui est bien, on grandit dans un milieu comme la Normandie, et ça nous donne envie de partir pour revenir peut-être je ne sais pas».

Entretien réalisé avec Maeva Hardi et Ines Kadri et accompagné par France Bleu Normandie dans le cadre des "jours journalisme".

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