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Culture – Loisirs

EN IMAGES - Des sculptures inédites à découvrir au musée des Beaux Arts d'Orléans

mercredi 6 mars 2019 à 10:15 Par Cyrille Ardaud et Anne Oger, France Bleu Orléans

Une exposition inédite en ce moment au musée des Beaux Arts d'Orléans ! Les sculptures jusque-là entassées dans les réserves sont exposées au public, en même temps qu'elles sont répertoriées, évaluées et avant d'être restaurées pour certaines.

Cette exposition est une première dans un musée français.
Cette exposition est une première dans un musée français. - Luc Bertrand

Orléans, France

C'est parait-il une première dans un musée français. Une exposition inédite est à découvrir au musée des Beaux Arts d'Orléans. Les sculptures jusque-là stockées dans les réserves sont exposées au public en même temps qu'elles sont répertoriées, évaluées et avant de partir en restauration pour certaines.

La laie et ses petits de Mathile Thomas-Soyer - Radio France
La laie et ses petits de Mathile Thomas-Soyer © Radio France - Anne Oger

La sculpture du 19ème siècle éclipsée par celle du 20ème

L'exposition s'inscrit dans un vaste chantier de restauration et de réaménagement des collections, l'occasion d'y découvrir des œuvres qui n'ont pas été montrées au public depuis la seconde guerre mondiale. Une façon d'y montrer l'envers du décor avec des sculptures abîmées, fragmentées qui à terme devraient retrouver les collections officielles.

Ces sculptures, entières ou en morceaux racontent l'histoire de l'art et d'Orléans - Aucun(e)
Ces sculptures, entières ou en morceaux racontent l'histoire de l'art et d'Orléans - Luc Bertrand

C'est certes en train de changer, mais durant longtemps dans les musées français, on a oublié la sculpture du 19ème siècle. Ce n'est pas du tout un hasard selon Olivia Voisin, la conservatrice du musée des Beaux Arts d'Orléans : "Le 20ème siècle a été particulièrement cruel avec le 19ème. Il y a eu une haine féroce, on a laissé en réserve tout ce qui était considéré comme académique. Tout ce qui était antérieur à l’impressionnisme ne méritait pas d'être montré."

Les otaries, une sculpture commandée par Jean Zay - Radio France
Les otaries, une sculpture commandée par Jean Zay © Radio France - Anne Oger

Ces sculptures, entières ou en morceaux, sont émouvantes parce qu'elles racontent l'histoire de l'art et de ces désamours. Elles racontent aussi l'histoire d'Orléans. La seconde guerre mondiale en a laissé certaines en fragments irréparables pour Olivia Voisin : "Elles sont dans des matériaux qui ne peuvent pas être restaurés. Je pense notamment à une grande statue de Jeanne d'Arc qui se trouvait sur le toit de l'église St-Marceau jusqu'en 1944 et qui a été pulvérisée en morceaux lors de la libération d'Orléans. Elle est aujourd'hui dans l'exposition en quatre morceaux très fragmentaire. Et elle restera dans cet état. À elle seule on comprend les meurtrissures de la ville pendant la seconde guerre mondiale." 

Une exposition en deux temps

D'autres ont été sauvées, hébergées dans l'urgence chez des orléanais à l'époque. Ils ont parfois mis longtemps à les rendre, c'est ce qu'on découvre aussi, à travers cette exposition.

L’exposition Et In Arcadia dure jusqu’au 31 mars 2019 sous sa forme actuelle - Radio France
L’exposition Et In Arcadia dure jusqu’au 31 mars 2019 sous sa forme actuelle © Radio France - Anne Oger

L'exposition "Et In Arcadia" se passe en deux temps : jusqu'au 31 mars les sculptures telles quelles sont exposées. Puis, à partir du 13 avril un artiste contemporain, Hugo Schiavi, viendra se livrer à une performance pendant un mois et demi, une sorte de dialogue avec ces oeuvres en fragments.