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EN IMAGES - L'Opéra de Rennes occupé par des intermittents pour demander la réouverture des lieux culturels

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Par , France Bleu Armorique

30 intermittents occupent l'Opéra de Rennes (Ille-et-Vilaine) depuis vendredi 12 mars pour une durée illimitée. Ils y dorment et y tiennent des assemblées générales autour du retrait de la réforme de l'assurance chômage et la réouverture des lieux culturels.

L'occupation pacifique de l'Opéra durera "le temps qu'il faudra", explique Laurent Voiturin, comédien et membre de la CGT Spectacle d'Ille et Vilaine.
L'occupation pacifique de l'Opéra durera "le temps qu'il faudra", explique Laurent Voiturin, comédien et membre de la CGT Spectacle d'Ille et Vilaine. © Radio France - Maxime Glorieux

Ils veulent se faire entendre en occupant l'Opéra de Rennes (Ille-et-Vilaine). À l'appel de la Coordination des Intermittents et Précaires de Bretagne et de la CGT Spectacle, des intermittents ont investi ce haut-lieu de la culture rennaise depuis l'après-midi du vendredi 12 mars et pour une durée illimitée.

Une agora publique ce dimanche

La jauge est limitée à 30 personnes, grâce à un système de tickets à l'entrée. Après s'être introduits dans le bâtiment, les manifestants ont reçu l'accord du directeur Matthieu Rietzler pour y organiser des assemblées générales quotidiennes. Une agora est également organisée devant l'Opéra tous les jours à 14 heures. Elle sera précédée d'un concert d'un DJ ce dimanche 14 mars. 

Des assemblées générales ont lieu une à deux fois par jour au rez-de-chaussée de l'Opéra.
Des assemblées générales ont lieu une à deux fois par jour au rez-de-chaussée de l'Opéra. © Radio France - Maxime Glorieux

L'Opéra de Rennes a été choisi pour son emplacement et le symbole. "Dans les imaginaires collectifs, l'opéra a une charge symbolique très forte, notre combat prend une certaine valeur", explique Fanny Bouffort, comédienne.

Sortir d'un "cercle vicieux"

Les intermittents réclament la réouverture de tous les lieux culturels en France."Pourquoi on ne travaillerait pas ? Ce n'est pas dans une salle de spectacles que l'on attrape le coronavirus", argumente Laurent Voiturin, comédien et membre de la CGT Spectacle d'Ille et Vilaine. Il faut que l'on puisse exercer nos métiers de façon correcte, pas avec un spectacle tronqué et des jauges amoindries. On ne peut pas travailler dans ces conditions-là ! On ne pourra pas déclencher de droits et toucher des indemnités chômage ensuite, c'est un cercle vicieux duquel on veut absolument sortir."

Des dessins et slogans fleurissent sur les vitres de l'Opéra.
Des dessins et slogans fleurissent sur les vitres de l'Opéra. © Radio France - Maxime Glorieux

Les intermittents demandent également l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, prévue le 1er juillet, qu'ils jugent inappropriée en pleine crise sanitaire. "On veut un prolongement de l’indemnisation des intermittents du spectacle pendant un an au-delà de la date de remise en forme de nos métiers, d'un vrai départ", ajoute Laurent Voiturin qui refuse l'expression de "l'année blanche", utilisée lorsque Emmanuel Macron avait annoncé la prolongation des droits jusqu'au 31 août pour les intermittents arrivant en fin de droits entre le 1er mars 2020 et le 31 août 2021.

Un dortoir dans les coursives

Les intermittents ont installé des matelas dans les coursives de l'Opéra pour y dormir. "On était une quinzaine la nuit dernière, on se relaie pour occuper les lieux." Laurent Voiturin insiste sur le caractère pacifique de cette occupation : "Quand on dit "occupation", on pense barricades, rapport violent avec les employeurs et intervention policière, ce n'est pas le cas ici."

Des banderoles ont été installées lors de l'occupation du lieu vendredi 12 mars dans l'après-midi.
Des banderoles ont été installées lors de l'occupation du lieu vendredi 12 mars dans l'après-midi. © Radio France - Maxime glorieux

Cette occupation s'inscrit dans un mouvement national, lancé au théâtre de l’Odéon à Paris, investi depuis le 4 mars. Au total, 25 théâtres sont occupés au samedi 13 mars partout en France. Une carte de la CGT Spectacle, accessible en ligne, recense les lieux.

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