Culture – Loisirs

EN IMAGES - Le centre départemental de la mémoire militaire de l'Indre prend forme

Par Pierre Coquelin, France Bleu Berry samedi 7 octobre 2017 à 15:21

Une dizaine de drapeaux sont exposés dans cette salle climatisée
Une dizaine de drapeaux sont exposés dans cette salle climatisée © Radio France - Pierre Coquelin

Lancé il y a quatre ans, le projet de centre départemental de la présence militaire dans l'Indre prend forme. Il devrait ouvrir aux scolaires à l'horizon de l'été 2018. Une visite du site a eu lieu ce samedi à l'occasion du centenaire de la base de Diors-Montierchaume.

Témoigner de 100 ans de présence militaire dans l'Indre pour les jeunes générations. C'est bien là l'objectif de ce projet de centre départemental lancé il y a 4 ans. "En 2013, la communauté d'agglomération castelroussine nous a donné en garde ce bâtiment pour en faire un lieu de mémoire militaire départemental", explique Francis Mory, le vide-président de l'Association des amis du site militaire de La Martinerie (490 membres).

Après les démarches administratives, les travaux ont véritablement commencé courant 2015. Premier chantier : remettre aux normes cet ensemble (bâtiment des maîtres ouvriers et chaufferie) pour pouvoir accueillir du public. Un travail de désamiantage, d'isolation, de remplacement de menuiseries en bois, de sécurisation des entrées... Un devis de plus de 500 000 euros auprès d'entreprises indriennes. "Une subvention du conseil régional devrait nous aider à boucler le budget", ajoute le vice-président. Début octobre, sur les 700m2 du site, les bénévoles en ont rénové la moitié.

Lieu de mémoire

Les pièces présentées sont des dons. Elles seront exposées dans plusieurs salles thématiques :

  • 90e Régiment d'infanterie
  • Unité de santé
  • Armée de l'Air, présente à La Martinerie pendant une cinquantaine d'années
  • Armée de Terre
  • Personnel civil de la période américaine (déjà aménagée)
  • Salle des drapeaux des associations patriotiques de l'Indre dissoutes à ce jour

Ouverture prévue à l'été 2018

Cette salle des drapeaux est déjà prête : elle représente 1 000 heures de travail et 50 000 euros. "Elle est douce. on y va pour se recueillir", précise Francis Mory. Une pièce climatisée à 18 degrés toute l'année pour une conservation optimale des étendards. A l'intérieur, déjà une dizaine de drapeaux. "Là, c'est un drapeau qui nous a été confié par la famille Pawelszyk. C'est celui des anciens combattants polonais en France". Une section créée en 1930 et dissoute en 1974. On peut aussi voir un étendard de "ceux de Verdun", ou encore un vieux drapeaux des vétérans de la guerre de 1870 retrouvé dans un grenier communal de Chaillac, près de Saint-Benoît-du-Sault.

"Si on veut construire notre avenir, il faut connaître notre histoire. Le drapeau est un symbole", explique Christian de Déols. Son petit-fils, Hugo, bientôt 12 ans, admire les étendards. "Beaucoup de personnes se sont sacrifiées pour l'humanité".

Un plan du futur centre de mémoire  - Aucun(e)
Un plan du futur centre de mémoire - Capture d'écran site des Amis de La Martinerie

L'objectif de ce centre est d'abord d'accueillir des scolaires. "Une dizaine de membres de l'association s'affaire pour laisser cette trace aux jeunes générations, cette mémoire de ceux qui ont perdu la vie pour nous", résume le vice-président. Prochaines étapes : la réalisation de la grande salle d'accueil et de la salle de l'armée de l'Air. "Je pense que d'ici l'été prochain, on pourra accueillir des scolaires", précise Francis Mory.