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EN IMAGES- Un nouvel écrin à Reims pour l'atelier de maîtres verriers Simon Marq

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Sauvé de la liquidation en 2019, l'Atelier Simon Marq va s'installer dans l'église du Sacré Coeur à Reims dès l'été. Un nouveau départ pour cette entreprise historique de la ville, et une opération inédite pour le diocèse de Reims.

Les locaux de l'église du Sacré Coeur, qui va abriter l'atelier, ont déjà des vitraux signés Marq.
Les locaux de l'église du Sacré Coeur, qui va abriter l'atelier, ont déjà des vitraux signés Marq. © Radio France - Sophie Constanzer

Il lui fallait un lieu, et c'est en quelque sorte un retour aux origines pour l'Atelier Simon Marq à Reims : les maîtres verriers vont s'installer d'ici la fin de l'été dans l'église du Sacré Coeur. "C'est exactement dont je rêvais et en plus avec des vitraux de Charles Marq qui nous attendaient !", s'enthousiasme Pierre-Emmanuel Taittinger, le président de l'Atelier Simon Marq. C'est lui, l'homme du champagne, qui a décidé en novembre 2019 -avec le président d'Areva Philippe Varin- de reprendre l'atelier de maîtres verriers crée en 1640 à Reims et menacé de disparition après sa liquidation judiciaire

Il y a des vitraux faits par l'Atelier Simon Marq dans l'église du Sacré Coeur.
Il y a des vitraux faits par l'Atelier Simon Marq dans l'église du Sacré Coeur. © Radio France - Sophie Constanzer

Mettre en valeur la Champagne par le vitrail -- Pierre-Emmanuel Taittinger

Un bail a été signé début mai avec le diocèse de Reims pour une installation dans l'église du Sacré Coeur car l'atelier a dû quitter son site historique. "C'est un projet fou mais c'est surtout un nouveau départ pour l'atelier après ces moments difficiles, de s'installer dans un tel endroit", souligne Marine Rondeau, la directrice générale. C'est au même niveau que la crypte, dans quatre salles, que vont s'installer les quatre maîtres verriers. "Une salle pour l'atelier, une autre pour les machines, et deux salles pour les stocks de verre", explique Pierre-Emmanuel Taittinger. Et à côté, il imagine déjà une salle de réception pour les visiteurs. 

Car si cette église du Sacré coeur construite en béton et inaugurée en 1959 -de 1800 mètres carrés- est un lieu idéal pour Pierre Emmanuel Taittinger, l'idée est d'y installer un véritable musée vivant du vitrail. "C'est un lieu où on va montrer l'art du vitrail, où on va pouvoir faire des expositions d'art, mais aussi des concerts de musique, l'idée c'est de mettre aussi en valeur la ville de Reims et la Champagne"

La partie église devrait servir d'espace d'exposition.
La partie église devrait servir d'espace d'exposition. © Radio France - Sophie Constanzer

Un loyer d'un euro symbolique par an

L'édifice n'était quasiment plus utilisé pour des messes, et l'Atelier devra payer un euro symbolique de loyer par an au diocèse de Reims, qui a par ailleurs consulter les paroissiens avant de conclure le bail. "Ceux avec qui on en parlé étaient d'accord pour dire que c'est un beau projet, et qu'on les privait pas de célébration... mais une fois que c'est acté, ça fait jouer quelque chose du ressort de l'émotion, donc ça remet pas en cause la décision mais ressentent un petit pincement" explique Olivier Delalle, l'économe du diocèse de Reims, propriétaire de sept églises à Reims. 

L'église du Sacré Coeur de Reims se situe au niveau de l'actuel quartier Clairmarais.
L'église du Sacré Coeur de Reims se situe au niveau de l'actuel quartier Clairmarais. © Radio France - Sophie Constanzer

Tout le monde est gagnant -- Olivier Dellale, économe diocésain

"Ce n'est pas une opération qui est faite pour faire entrer de l'argent dans les caisses de l'association diocésaine, pour être clair, puisque nous avons consenti un bail pour un euro symbolique, mais ça nous décharge de l'ensemble des charges d'entretien de ce bien... et ça nous permet de soutenir une activité importante (les vitraux) en lien pendant des siècles avec l'Eglise", souligne encore Olivier Dellale. 

L'Atelier Simon Marq a actuellement un chantier de rénovation de vitraux dans l'église Saint Hilaire de Givet dans les Ardennes, et il faudra d'autres commandes pour pérenniser l'entreprise. Ce qui reste le principal objectif. 

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