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Culture – Loisirs

Eric Merville en lice pour un huitième titre de cordier d'argent à Nogaro

vendredi 13 juillet 2018 à 21:01 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

C'est l'un des gros rendez-vous de course landaise. La 59e édition de la Corne d'Or ce samedi dans les arènes de Nogaro à partir de 17H30. Le public pourra voter pour la meilleur coursière, mais aussi pour la vache de l'avenir et pour le cordier d'argent, celui qui tient la corde.

Eric Merville, agriculteur à Gaujacq, est le cordier de la gañaderia Deyris
Eric Merville, agriculteur à Gaujacq, est le cordier de la gañaderia Deyris © Radio France - Valérie Mosnier

Gaujacq, France

Qui sera la meilleure vache de course landaise cette année ? Le traditionnel concours de la Corne d'Or se déroule ce samedi dans les arènes de Nogaro, comme tous les 14 juillet, à partir de 17H30. Le public est notamment invité à récompenser la meilleure vache, une vache confirmée, aussi appelée marraine. Ibiza, de la gañaderia Deyris, remet son titre en jeu. Mais, le public votera aussi pour la meilleure jeune, la Vache de l'Avenir, et le cordier d'argent, c'est-à-dire le meilleur teneur de corde. 

Un rôle crucial en course landaise

Le cordier, comme son nom l'indique, tient la corde au moment des sauts et des écarts. Un rôle un peu dans l'ombre des sauts et des écarts, mais qui est pourtant essentiel en course landaise puisque c'est qui fait passer l'animal au plus près des hommes. Ce samedi, dans les arènes Robert-Castagnon, ils seront quatre candidats à se disputer le titre, dont le tenant du titre Eric Merville, de la gañaderia Deyris. 

Cet agriculteur de 58 ans, installé à Gaujacq, baigne dans l'univers de la course landaise depuis très longtemps. D'abord entraîneur de vaches, il est devenu cordier en 2006. Il a déjà décroché le huit fois le titre de cordier d'argent

Un cordier, contrairement à un sauteur ou un écarteur, ne va pas beaucoup s'entraîner. Mais ce qui ne l'empêche pas de prendre son rôle très au sérieux explique Eric Merville : "Le plus dur pour un cordier c'est de rester concentré, parce qu'il n'y a pas de petite ou de grosse vache. Elles ont toutes deux cornes et la moindre erreur, on paye cash ! deux secondes d'inattention et c'est le pète." Eric n'a plus le stress des débuts, mais il avoue avoir toujours une certaine tension au moment de la course, "je pense que ce stress là, il le faut, ça nous permet de nous mettre dans notre bulle"

C'est l'homme sur le côté, qui tient la corde, qui détient la vérité dans sa main

Difficile pour lui d'expliquer ce qui fait un bon cordier, parce que le geste de tirer "la ficelle" se fait instinctivement. le cordier doit avoir la confiance des hommes, "c'est un animal qui vous arrive en face et c'est l'homme sur le côté, qui tient la corde, qui détient la vérité dans sa main, c'est-à-dire vous prenez la tumade ou ça passe à côté" explique Eric. 

Le cordier doit s'adapter aux vaches, qui selon les gañaderias, sont "brillantes", sans trop de vice, mais d'autres bêtes sont compliquées. Des cornes rapprochées ou évasées. Le coup de main, la finesse de la pression sur la corde fait passer la vache plus ou moins près. Le cordier doit aussi s'adapter à l'écarteur, "chaque gars à un style différent" résume Eric, qui reconnaît une pression supplémentaire dans les concours, "parce que sur un mauvais coup de corde, le gars vous lui faites perdre le concours."

Ce samedi, Eric compte bien défendre son titre. Il tiendra la corne d'or, Ibiza : "J'espère qu'Ibiza va m'aider, qu'on va le défendre tous les deux et qu'on va le regagner !" Eric, qui ne compte pas arrêter cette année, puisque la retraite pour un cordier c'est à 65 ans

Deux grands-père cordiers 

Le dilemme, ce samedi, sera peut être pour le petit fils d'Eric Merville, puisque son autre grand-père, Eric Passicousset, de la gañaderia Dargelos, est aussi en compétition pour le cordier d'argent !