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Culture – Loisirs

Été 44 : La libération de Tours

samedi 1 septembre 2018 à 8:34 Par Denis Guey, France Bleu Touraine

Le 1er septembre 1944, Tours est libérée du joug allemand. La cérémonie de commémoration aura lieu samedi dans le Péristyle de l'Hôtel de Ville puis en Salle des Fêtes, dès 10 heures. Le souvenir du conflit demeure tenace pour la Ville, malgré sa profonde métamorphose.

1944. Les B-24 américains bombardent la gare de Saint-Pierre-des-Corps et d'autres lieux stratégiques pour empêcher le ravitaillement des Allemands.
1944. Les B-24 américains bombardent la gare de Saint-Pierre-des-Corps et d'autres lieux stratégiques pour empêcher le ravitaillement des Allemands. © Maxppp - Calpe/ EFE/ ov

Tours, France

25 août 1944, Paris est libéré. Il ne reste plus qu'une semaine de ce qu'on appelle à l'époque "l'attente" avant que Tours ne connaisse la même joie. Le matin du 1er septembre, les tourangeaux se réveillent libres. Les Allemands sont partis dans la nuit.

Libre mais en ruines

La ville est à moitié détruite. Elle a perdu une partie de son centre historique à cause des bombardements allemands, puis ceux des Alliés. Les avions anglais et américains visent, au printemps 1944, "toutes les infrastructures de transports de marchandises pour empêcher le ravitaillement allemand", précise Jean-Luc Porhel, directeur des Archives et du Patrimoine de la Ville de Tours. Le pont Wilson et la gare de Saint-Pierre-des-Corps sont sacrifiés.

À l'heure de la Libération, Tours n'a plus d'intérêt stratégique pour les deux camps. "Il n'y a pas de combat pour la Libération comme à Paris", indique Jean-Luc Porhel avant d'ajouter : "Les combats avaient lieu dans la campagne tourangelle où s'activait un fort réseau de résistants." Cette activité est punie : avant le repli vers l'Ouest, les Allemands exécutent 124 habitants du village de Maillé, en Indre-et-Loire.

Tours renaît

La place Jean Jaurès devient spontanément le lieu de réjouissance des tourangeaux. Le préfet et le maire sont remplacés dès le 1er septembre. Ils organisent la fête de la Libération qui aura lieu le 10 septembre 1944. 30 000 tourangeaux seront au rendez-vous.
Jean Meunier, le nouveau maire issu du mouvement de résistants Libé-Nord, prononce un discours patriotique sur le balcon de la mairie.
Les drapeaux allemands qui flottaient sur le Palais de justice sont brûlés.
Jean-Luc Porhel déplore l'installation d'un "esprit de revanche" : "Des femmes accusées de collaboration passive, pour avoir fréquenté des Allemands, ont le crâne rasé ou sont jetées dans les fontaines de la place. Des traîtres sont exécutés à la hâte. Mais la fermeté de Jean Meunier limite le nombre d'incidents de cet ordre. " 

De la même façon, le nouvel édile assure le ravitaillement de la population, toujours soumise au régime des tickets de rationnement. Jean Meunier, avec l'aide du ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, dévoile également un plan de reconstruction de la ville. Il est adopté en 1946.

Jean-Luc Porhel, directeur des Archives, de la documentation et du patrimoine de la Ville de Tours, commente sa libération en septembre 1944.