Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs DOSSIER : Les Eurockéennes de Belfort

Eurockéennes 2019 : entre 125.000 et 130.000 festivaliers accueillis cette année

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Bourgogne

Les organisateurs des Eurockéennes parlent "d'un succès" en terme de fréquentation pour cette 31ème édition : l'objectif de 125.000 festivaliers a été dépassé, dans un contexte de concurrence accrue. Le record de 135.000 festivaliers en 2018 n'a malgré tout pas été égalé.

Entre 125.000 et 130.000 festivaliers ont été accueillis cette année sur la presqu'île du Malsaucy.
Entre 125.000 et 130.000 festivaliers ont été accueillis cette année sur la presqu'île du Malsaucy. © Radio France - Jonathan Landais

Belfort, France

Le record de 2018 n'a pas été battu, mais les organisateurs des Eurockéennes de Belfort se disent malgré tout très satisfaits. Ils espéraient attirer au mieux cette année entre 120.000 et 125.000 personnes. Finalement "l'objectif a été dépassé" : "entre 125.000 et 130.000 festivaliers" ont été accueillis cette année sur la presqu'île du Malsaucy. C'est toutefois moins que le record de la précédente édition : en 2018, 135.000 personnes étaient venues aux Eurockéennes.  

Concurrence accrue entre festivals

Les organisateurs se montrent finalement très contents du résultat, au vu de la difficulté aujourd’hui pour les festivals d’attirer du monde. "C'est un environnement difficile marqué par la multiplication de festivals, la concurrence accrue, la hausse des cachets des artistes, la hausse des frais de sécurité... c'est un marché difficile à la limite de la saturation", ont indiqué lors d'un point presse Matthieu Pigasse, président de l'association Territoire de Musiques qui organise les Eurockéennes de Belfort, et Jean-Paul Roland, directeur du festival.

Cette saison a été particulière"

Comment expliquent-ils ces chiffres meilleurs qu'attendus ? "Le succès est dû à la force de l'identité du festival", selon eux, qui est "un moment de fête, de communion, de brassage des âges et des milieux sociaux". "Cette saison est particulière", avait déclaré à l'AFP en début de semaine Jean-Paul Roland : "La mise en vente des billets s'est faite en décembre, au plus fort de _la crise des gilets jaunes_. Il y avait une morosité ambiante s'agissant de la consommation. On a observé des ventes plus tardives chez l'ensemble des festivals, Hellfest excepté".

Les frais de sécurité multipliés par trois

Le souci persistant pour les organisateurs : celui relatif à la "circulaire Collomb", en vigueur depuis mai 2018, et "qui a eu pour conséquence de multiplier par trois les coûts de sécurité qui nous incombent", déplorait le 2 juillet Jean-Paul Roland. "Avec plusieurs festivals et organisations syndicales (Prodiss, SMA...), nous avons dû _porter l'affaire au tribunal administratif_". Depuis l'an dernier, le coût de mise à disposition des forces de l'ordre suscite un bras de fer entre l'Etat et les organisateurs.

Un bouclier tarifaire pour les festivals à but non lucratif"

"Cette année, on essaie encore de négocier avec la préfecture pour qu'elle entende que nous sommes un festival à but non lucratif. C'était le cas sous les préfets précédents, mais ça ne l'est plus aujourd'hui, alors que _nos statuts n'ont pas changé_. Or dans la circulaire Collomb un bouclier tarifaire peut être appliqué pour les festivals à but non lucratif", avait rappelé en début de semaine Jean-Paul Roland.

Un festival qui se veut plus vert

Jean-Paul Roland insiste par ailleurs cette année sur les efforts réalisés en matière de réduction du plastique sur le festival, qui se veut toujours plus attentif aux problématiques environnementales : "on est passé de 80.000 bouteilles à 15.000 bouteilles utilisées. On ne brandit pas la médaille d’or du zéro plastique mais beaucoup de restaurateurs ont joué le jeu. On est sur une démarche de progrès", a-t-il expliqué.

Le département du Territoire de Belfort parle de "50.000 mégots collectés, soit 12 kilos, grâce à 400 cendriers installés. C’est tout autant de mégots qui ne finiront pas dans La nature. On rappelle qu'un mégot pollue 500 litres d’eau", a déclaré Marie Claude Chitry-Clerc, vice-présidente du Conseil départemental du Territoire de Belfort, le département étant le propriétaire du site naturel du Malsaucy.

50.000 mégots ont été collectés cette année, soit 12 kilos, grâce à 400 cendriers installés. - Radio France
50.000 mégots ont été collectés cette année, soit 12 kilos, grâce à 400 cendriers installés. © Radio France - Jonathan Landais

La 31ème édition des Eurockéennes de Belfort se termine ce dimanche soir avec le concert des Smashing Pumpkins : le groupe de rock récemment reformé, a été approché par les organisateurs après l'annulation du groupe électro-punk The Prodigy à la suite du suicide de son chanteur Keith Flint début mars.

.