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Culture – Loisirs

Feria de Bayonne : du toro et des hommes... plus un mexicain

samedi 1 septembre 2018 à 23:34 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Samedi matin novillada sans picador. Yon Lamothe de l’école taurine Adour Aficion coupe la seule oreille de la matinée. Et le très bon bétail de Jérome Bonnet. Le soir deuxième corrida du cycle, toros de Robert Margé pour six toreros de quatre nationalités différentes.

Flores, âme "charrista" du toreo de vérité
Flores, âme "charrista" du toreo de vérité © Maxppp - Mario Guzmàn

Bayonne, France

Course intense, tendue, entretenue et remarquablement présentée des toros de Robert Margé. Une oreille pour Flores, Campos et Galdos. Corrida marquée par la grave blessure à la cuisse gauche du provençal Thomas Joubert

D’abord le drame : Thomas Joubert affronte un toro dont on discerne tout de suite la méchanceté. En début de faena le provençal est pris violemment. Le sang jaillit. La fémorale est touchée. Opéré, les jours de Joubert ne sont pas en danger. Interruption de 20 minutes pour s’assurer que le torero est transportable vers l’hôpital. Et garantir la sécurité des autres hommes en piste.

Reprise des activités. La guerre ! Le mexicain Sergio Flores a 27 ans. Il torée peu en Europe. Cette corrida est une opportunité offerte. Une chance à saisir. Dans une grande arène. Devant une estampe de toro à robe foncée, aux cornes larges, Flores va livrer combat, âpre, intense, digne, fort. Faena essentiellement droitière mais avec quel engagement ! La corne gauche est un enfer promis. De l’autre côté c’est la tranchée des baïonnettes. Le Margé est retors, dans une attente perverse. Florés va au bout. Du courage. Du savoir aussi. Il torée, bien, grand, Cadet de Gascogne aux vents des boulets. Le Cid Campeador devant l'armée mauresque. Il tue d’un formidable coup d’épée. Une oreille. Les deux eussent été amplement méritées. Mais que fait la présidence ?... hein ?....

Flores, bouquet taurin de l'autre monde - Maxppp
Flores, bouquet taurin de l'autre monde © Maxppp - Christian Escobar Mora
Sergio Flores, combattant - Maxppp
Sergio Flores, combattant © Maxppp - mario Guzmàn

Campos torée bien lui dans un autre registre mais sa tauromachie austère, luthérienne, n’impacte pas encore totalement le grand public. Une oreille. Légitime. Espada, lui, est trop vert face à l’exigence en cornes. Honorable dans le sacerdoce mais dépassé par la difficulté. Galdos fait pour sa part belle œuvre élégante avec une tauromachie liée et enjoué. Mais le péruvien aux yeux d'émeraude est un poil en dessous des formidables qualités d’un grand toro. Une oreille demandée par le peuple conquis. Le Margé, lui, méritait la vuelta. Aguado, enfin, se paye le seul mauvais toro du lot. Mais vraiment mauvais. 

La corrida a été intense, belle, forte, entretenue. Des toros de plus de cinq ans que Saragosse a rejeté de manière inexplicable et incongrue tout autant que discourtoise. Tant mieux pour Bayonne. De la vraie tauromachie quoi !

Ce dimanche matin novillada à 11h, toros  de Los Maños pour un trio français, Adrien Salenc de Nîmes, Baptiste Cissé de Tyrosse et Dorian Canton, novillero béarnais. Le soir 17h30 dernière corrida du cycle, Toros de La Quinta pour Juan Bautista, Daniel Luque et Roman