Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Feria de Dax, du bon et de l'inabouti

-
Par , France Bleu Gascogne

Ouverture ce jeudi de la partie taurine de la feria dacquoise. Grosse journée en demi teinte.

Pedraza de Yeltes !
Pedraza de Yeltes ! - FB pro

Département Landes, France

Le matin toros de Victoriano del Rio pour Enrique Ponce, Jose Maria Manzanares et Cayetano. 

Ponce et Manzanares coupent chacun une oreille, Cayetano à côté du sujet. La corrida du point de vue du bétail ne répond pas totalement aux espérances. Le soir 2è corrida du cycle. Toros vedettes de Pedraza de Yeltes pour Octavio Chacon qui coupe la seule oreille, Daniel Luque et Juan Leal 

Manzanares, une oreille et du toereo - Maxppp
Manzanares, une oreille et du toereo © Maxppp - Manuel Lorenzo

Des Victoriano del Rio diversement fagotés et qui globalement n’ont pas apporté le jeu escompté. Lot assez hétérogène, noble certes mais parfois faiblard et qui a manqué du zeste qui fait toute la différence. Cayetano Rivera est à oublier, une fois encore. Transparent. Ponce, retour dans son jardin dacquois, coupe belle oreille après une faena débutée puis terminée par de la grande qualité taurine exquise. Le toro hélas n’est pas à la hauteur du toreo et se délite en cours de route. Manzanares, décidé et appliqué,  s’impose avec de séries de belle profondeur. Mais on reste un peu sur la faim, comme un peti déjeuner agréable mais dont on pense qu'il ne nous remplit pas. Le soir plus de billet ! Le plein ! Grande présentation magistrale d’un lot remarquable en charpente. Lecinquième Pedraza vibre sous quatre rencontres au cheval de loin dont trois piques. Luque sacrifie son toreo à la générosité du toro. Pour le mettre en évidence. Il tue mal, aussi. A son premier Pedraza, l’andalou génial livre une faena de très grande qualité à un très bon toro hélas conclue par une épée défaillante. Sans quoi il y avait du succès frot dans l'airedela cité thermale. Chacon coupe l’unique trophée en toréant bien mais sans gagner la qualité de son second toro. Leal toujours d’un grand courage audacieux prend un premier, « rouzigon », sale toro de la soirée, et ne s’aperçoit pas de la grande qualité à gauche du sixième. Journée entretenue même si pas totalement aboutie en conclusion.

Ce vendredi,11h30, éliminatoire du concours de novillada sans picador. 18h , 3è corrida du cycle. Des toros de Jandilla  pour Diego Urdiales , Sébastien Castella et Toñete 

Diego Urdiales qui va célébrer ce vendredi les 20 ans de l’alternative qu’il avait prise justement à Dax le 15 aout 1999.

Diego Urdiales, une histoire dacquoise - Maxppp
Diego Urdiales, une histoire dacquoise © Maxppp - Jesús Diges

Ce jour-là fut bien curieux et bien particulier. L’immense Paco Ojeda, torero majeur des années 80, célébrait en cette Assomption ses deux décennies de torero. Il avait aussi torée , fait rarissime, le matin même la corrida à cheval. Et le soir donc il confère l’alternative à ce jeune homme au visage grave. Diego Urdiales, novillero connu des seuls initiés ne doit son doctorat dacquois qu’à l’absence de celui qui était prévu initialement ce jour-là, le salmantin Guillermo Marin, qui sera sacré cette même année 1999 un mois plus tard au même endroit. Marin, blessé, les dacquois offrent l’opportunité à Urdiales de devenir matador. Des mains précieuses d’Ojeda. Mais au lendemain de ce jour faste et heureux, Urdiales disparait de l’avant-scène, torée très peu, devient peintre en bâtiment pour vivre, persévère pourtant et croit en son étoile. L’homme sévère au regard triste, presque austère, attend son heure. Trois corridas seulement en 2004, rien en 2006. Deux saisons plus tard il redécolle, grâce à Madrid. Et puis l’an dernier, alors que la scoumoune l’a encore rattrapé, il y a  deux fulgurances, triomphe total à Bilbao et trois oreilles encore, cette fois à Madrid. Le Phoenix de la Rioja renait. Comme un bon vin de chez lui, un Rioja qui met du temps à parvenir à la pleine maturité.