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Culture – Loisirs DOSSIER : Feria de Dax 2018

Ferias de Dax : Pépé, les yeux de la commission taurine toute l'année au campo

mercredi 25 avril 2018 à 18:00 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

Toute la semaine, France Bleu Gascogne est au cœur du campo, aux côtés de la commission taurine de la ville de Dax. Ce jeudi, rencontre avec un personnage clé dans l'élaboration des corridas. Le veedor, "le voyeur" en Français, est un personnage de l'ombre. C'est le travail de Pépé.

Avant d'être veedor, Pépé (entre le mayoral d'Ana Romero et Jacques Pons, de la commission taurine) a été banderillero
Avant d'être veedor, Pépé (entre le mayoral d'Ana Romero et Jacques Pons, de la commission taurine) a été banderillero © Radio France - Valérie Mosnier

Dax, France

Suite de notre voyage en Espagne, au cœur du campo, avec la commission taurine de la ville de Dax.  La commission vient voir les taureaux de la temporada quatre fois dans l'année. Jacques Pène, le président, Jacques Pons et Yves Saint-Martin, sont déjà venus en novembre et en février dernier. Ils feront encore plus de 3.000 kilomètres de route le mois prochain. A chaque fois, c'est l'occasion de faire le point sur l'homogénéité des lots de taureaux, mais aussi d'écarter tel ou tel animal. 

Avec "seulement" quatre voyages dans l'année, difficile de suivre au plus près les ganadérias. Pour ça, les organisateurs de corridas font appel au veedor, ""le voyeur" en Français. Un personnage, qui travaille dans l'ombre, mais qui a un rôle clé. Sans lui, les corridas ne pourraient pas se tenir.  A Dax, la commission taurine travaille avec deux veedores : Alberto pour la partie nord de l’Espagne et Pépé pour le sud. 

C'est à Alange que nous rencontrons Pépé. Il est chargé de suivre les élevages du sud de l'Espagne pour la commission taurine - Radio France
C'est à Alange que nous rencontrons Pépé. Il est chargé de suivre les élevages du sud de l'Espagne pour la commission taurine © Radio France - Oanna Favennec

Pépé, 47 ans, travaille avec Dax depuis 2012. Il est les yeux de la commission taurine sur place. Toute l'année, son travail consiste à choisir, sélectionner, puis à suivre les taureaux de la corrida dans les ganaderias, de l'embarquement jusqu'à l'arrivée dans les arènes. "On peut choisir les taureaux, suivre la ganaderia. On peut aussi donner des conseils, signaler à la commission une ganaderia qui sort particulièrement bien et qui a des chances de bien figurer à Dax", explique Pépé. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé l'an dernier pour la novillada de Guadaira ou celle de Paralejo, en 2012. 

Pépé, ici chez Ana Romero, ne se sépare jamais de son carnet, et de son téléphone - Radio France
Pépé, ici chez Ana Romero, ne se sépare jamais de son carnet, et de son téléphone © Radio France - Valérie Mosnier

De son vrai nom José Cotán, Pépé ne fait pas ce métier par hasard. Avant d'être veedor, il a été novillero, puis banderillero. Un vrai atout pour ce métier : "Je connais l'exigence de ces arènes, les taureaux qu'il faut pour ces arènes." Pour ce travail, il faut aimer la campagne et les taureaux, il faut beaucoup de passion,"parce qu'on passe beaucoup de temps sur la route, au campo." Ne pas compter ses heures. l'an dernier, Pépé a parcouru plus de 140.000 kilomètres. Il n'arrête jamais, il est constamment au téléphone. Pour parler un peu avec lui, il faut attendre la fin de la journée autour d'un verre. 

Pépé est ancien banderillero - Radio France
Pépé est ancien banderillero © Radio France - Valérie Mosnier

Parfois Pépé passe des nuits blanches. Il le dit, son travail est "assez" stressant : "Il ne s'agit pas seulement de résoudre les problèmes, mais de bien les résoudre. Ce qui est plus compliqué ! On est responsable d'une certaine façon de la qualité de la corrida. Jusqu'au dernier moment, je suis plein d'espoir par rapport aux taureaux que j'embarque." Mais, parfois il y a des désillusions comme cette corrida de La Rehuelga : "Un élevage pas très connu, qui vient de Buendia. On avait pas possibilité de prendre un lot de taureaux et finalement la commission a décidé que non, parce qu'elle avait d'autres idées. Il se trouve que cette même corrida est sortie extraordinaire à Madrid. J'aurais aimé la voir à Dax...  et ça m'est resté sur le cœur."

Pépé et le mayoral de La Dehesilla en pleine discussion. Un taureau de la ganaderia de Rosal de la Frontrera fera partie de la corrida de Juan Bautista - Radio France
Pépé et le mayoral de La Dehesilla en pleine discussion. Un taureau de la ganaderia de Rosal de la Frontrera fera partie de la corrida de Juan Bautista © Radio France - Valérie Mosnier

Malgré le stress, Pépé garde le sourire. "C'est très dur, beaucoup plus que ce pensent les gens. Mais, c'est une passion, c'est ma vie ! Ce qui me motive, c'est d'être le meilleur." Le travail de veedor repose aussi beaucoup sur la réputation. Il est payé par les éleveurs, considèrent que c'est grâce à lui qu'un responsable d'arène(s) s’intéressera à telle ou telle ganaderia.