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Culture – Loisirs DOSSIER : Fêtes de la Madeleine 2018

Feria de la Madeleine, Castella au firmament

dimanche 22 juillet 2018 à 1:38 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Ce samedi 4è corrida du cycle et journée complète avec la novillada nocturne. Le lot de Nuñez del Cuvillo a été décevant excepté le premier et le dernier toro. Ponce coupe deux oreilles au toro d’ouverture, Castella deux au bon cornu de clôture. Les deux toreros sortent en triomphe.

Castella, étoile
Castella, étoile © Maxppp - jESUS DIGES

Mont-de-Marsan, France

Arène pleine pour la troisième corrida consécutive. Le soir novillada entretenu et variable de Camino de Santiago. Deux  fois une oreille pour le jeune madrilène Francisco de Manuel et une pour le nîmois El Rafi. Superbe entrée encore, quasi moitié d’arène.

Francsico de Manuel est assurément un espoir sérieux. Après son double succès à Madrid et son triomphe à Pamplona le jeune castillan est sorti en triomphe dans la nuit montoise. Toreo posé, savoureux et maitrisé. Raphaël Raucoule « El Rafi » s’imposant lui par une belle tauromachie pure et lente. Il coupe une oreille au cinquième et aurait pu en faire autant à son premier sans un ratage à l’estoc. Plus tôt dans  l’après-midi on a frôlé l’accident industriel. Une course piteuse de Nuñez del Cuvillo, faible, sans classe, noble mais manquant de puissance. Ponce coupe deux oreilles au premier Domecq mais ce qui est très rare chez lui en se faisant souvent accrocher la muleta. La faena n’est assurément pas d’un triomphe total mais c’est le coup d’épée qui vient parachever le tout. Castella tricard au « sorteo » trouve dans le dernier exemplaire,  le mieux fait du lot et enfin toro de beau galop, de quoi se venger du destin. Un « faenon », une illustration magistrale de la détermination du biterrois, de son savoir, de son gout. Séries lentes, templées, « muletazos » onctueux. Il tue d’une entière un poil tombée, coupe deux très fortes oreilles et sauve le Plumaçon du naufrage.

Ce soir dernière corrida du cycle, toros de Dolores Aguirre pour Pepe Moral, Octavio Chacon et Juan Leal.

Pepe Moral, combattant - Maxppp
Pepe Moral, combattant © Maxppp - Jim Hollander

Dolores Aguirre Ibarra, voilà un nom qui résonne et emplit l’espace taurin de crainte. La propriétaire donne déjà par son seul prénom une indication sur ce qui attend les hommes qui se mettent devant ses toros. Dolores...Douleurs! Et  il est vrai que cette ultime corrida propose à trois bretteurs belluaires, Moral, Chacon et Leal des cornus que bien peu acceptent de voir même en peinture. Les Dolores Aguirre sont grands, lourds, et généralement très longuement et finement armés. Cet élevage remonte en droite ligne au milieu du 19è siècle mais a été refondé il y a presque quarante-cinq ans  par la señora Dolores, basquaise d’origine mais installée en Andalousie, du côté de Constantina, dans la province de Séville, contrée bien connue des aficionados. L’origine des Aguirre est une référence de complexité âpre : Conde de la Corte et Atanasio Fernandez, deux rames qui produisent depuis longtemps l’exigence. Il faut une détermination de hussard pour attaquer ces  bêtes-là. Robleño, Rafaellillo, Lamelas, Aguilar sont les toreros contemporains qui s’y sont le plus collés ces dernières années. Reste que les récentes prestations des grands cornus n’ont pas été probantes. Echec retentissant à Madrid cette annéeEntre autre.. Mais succès au même endroit l’an dernier et toro honoré à Vic en 2017 torée par Chacon, qui est là aujourd’hui