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Dossier : Feria de Pentecôte 2016 à Nîmes

Feria de Nîmes : Jacques Teissier, l'abbé des arènes

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Par , France Bleu Gard Lozère
Nîmes, France

A chaque feria, l'abbé Jacques Teissier, Nîmois d'origine, ouvre sa chapelle en plein cœur des arènes. Pendant cinq jours, les toreros s'y rendent avant les combats. Portrait.

L'abbé Teissier, dans le vestibule de sa "capilla"/ chapelle des arènes, à Nîmes
L'abbé Teissier, dans le vestibule de sa "capilla"/ chapelle des arènes, à Nîmes © Radio France - Aude Vernuccio

Dans les arènes de Nîmes, il y a les toreros, les monosabios, les chevaux, les petites mains...et un curé. Figure emblématique des ferias de Nîmes, en passant par Alès, jusqu'à Carcassonne, l'abbé Jacques Teissier, 75 ans, prend son rôle très à cœur. Depuis 26 ans, ce Nîmois d'origine, homme de foi, n'a jamais voulu "lâcher la tauromachie", sa deuxième passion qu'il tire de son éducation familiale.

"Mes parents, avocats, allaient toujours voir les corridas. Ma sœur et mon frère aussi. J'ai vu ma première corrida juste après la guerre de 39-45. Quand j'ai commencé mes études, la première chose qu'on nous a demandée, c'est d'écrire une dissertation sur un sujet, au choix. J'ai choisi la corrida."

La tauromachie ? L'abbé est tombé dedans quand il était petit !

Dans la chapelle installée dans les arènes de Nîmes, du vitrail aux couleurs des capes du torero, rouge, or, rose, à la vierge de la Macarena, celle des matadors, tout en ce lieu rappelle la tauromachie. Tout, sauf la croix camarguaise, la petite touche française.

"90% des toreros viennent se recueillir dans ma chapelle."

Souvent, l'abbé n'est qu'une présence "apaisante" pour les toreros. Généralement, d'après lui, ils arrivent quelques minutes avant l'entrée dans les arènes, se recueillent à genou sur le prie-dieu, touchent la vierge de leurs mains et font un signe de croix avec le pouce. "Ils ont besoin de toucher ces objets, c'est un rituel". Superstition ou religion ? Peu importe selon l'abbé Teissier : "les toreros ont besoin de se référer à quelque chose de supérieur".

"Ils arrivent dans un état dont on n'a pas idée... Ils se posent beaucoup de questions : "Vais-je comprendre le toro, le public sera-t-il de mon côté ?" Venir à la chapelle, c'est leur façon d'évacuer le stress."

Les habitudes des toreros dans la chapelle des Arènes

C'est pour cela, selon lui, que 90% des toreros viennent lui rendre visite, y compris des stars comme Enrique Ponce, Castella ou encore Morenito d'Arles, de son prénom Rachid, de famille musulmane. Cependant, il reste dans le vestibule par respect.

C'est d'ailleurs dans cette pièce que le père Teissier a installé un livre d'or qui porte les traces de tous les matadors qu'il a rencontrés. L'une des dédicaces explique à elle seule l'ampleur du phénomène, celle d'un matador nîmois. "Qu'ici se disperse les peurs, nous crions la solitude comme des naufragés de la douleur. Merci à Dieu. Lui, il veille sur nous."

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