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Culture – Loisirs

Feria de Parentis -en-Born, samedi noir, dimanche en couleurs pastel

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Par , France Bleu Gascogne

Hier dimanche deuxième novillada du cycle de la feria de Parentis. Fort belle entrée encore. La corrida du centenaire de la tauromachie dans la cité du Born.

Parentis...arène de piques !
Parentis...arène de piques ! © Radio France - Pab

Département Landes, France

Six toros de six élevages différents et référents de l’histoire de l’arène. Pour Juan Carlos Carballo qui coupe une oreille, José Cabrera et Cristobal Reyes qui lui aussi se voit octroyer un trophée.

En rappel, l'attente angoissée qui étreignait les gorges des cochons de payant hier devant les arènes, le souvenir angoissant de la calamiteuse course ouverture de la feria ce samedi. A oublier. A bannir des mémoires. Un fracasso !  La course de la ganaderia d’Aguadulce, superbe l’année de dernière au même endroit, a été, en ce samedi de St Laurent, en effet, désastreuse. Six toros vides, méchants et sans jeu. Les trois jeunes toreros ont connu la faillite. Le mexicain Hector Guttierez écoutant même trois avis et ne pouvant tuer le dernier toro. Mais or donc après samedi vint dimanche.

Bon, on peut toujours tirer des lignes, la langue française est explicite, la cuvée 2019 aura navigué au-dessous de la ligne de flottaison. La tauromachie est un spectacle : sans émotion, c’est la commotion, générale ! Après la calamiteuse, totalement calamiteuse novillada d’Aguadulce de samedi qui a aussi consacré la défaite absolue du bétail, des « piqueros », des chevaux, des cuadrillas et des toreros, dimanche a vu du mieux. La lumière est un peu revenue sur le Born qui n’avait plus de jus. Corrida donc dite du centenaire de la tauromachie dans la bourgade et six novillos de six élevages emblématiques tout autant qu’historiques du lieu. De la variété dans la présentation comme dans le jeu. Du bon, du moins bon, du mauvais, le Prieto de la Cal, entre autre, famélique, les côtes saillantes et dénué de race. 

A Parentis, la police montée qui veille - Radio France
A Parentis, la police montée qui veille © Radio France - pab

A retenir, le cinquième exemplaire, un de Los Maños, énorme novillo toro fort impressionnant au cheval mais qui s’est délité ensuite pour finir aux planches, « manso con casta ». Jose Cabrera qui a dessiné quelques bonnes petites choses sur le piton droit oublie de voir l’extraordinaire potentiel du toro sur la corne gauche. Patatras et gaspillage. Excuses toutefois pour le novillero d’Almeria, Parentis était, au cœur d’août, la première course de sa saison, lui qui en est pourtant à sa quatrième temporada en piquée. Dépouille du novillo honorée d’un tour de piste incongru et superfétatoire. L’exemplaire de Los Maños sort seul de la deuxième pique et s’en va déjà humer le bois des barrières. Toro fort incomplet sans doute aucun dont la mémoire ne sera défendue que par les thuriféraires de la cité et les commandatores taurins de l’endroit et leurs ayant- droits. A trop en faire on s’oublie, à la présidence et alentours. Juan Carlos Carballo qui a ouvert le bal œuvre au cours d’une faena initiale majoritairement droitière sur un Raso de Portillo, typé, sérieux, racé, massif, qui annonçait belles dispositions mais hélas escagassé au cheval sans scrupules. Oreille de poids, une qui compte vraiment, au final pour le « lidiador » de Caceres qui a eu autorité sur la novillada tout du long avec intégrité et maestria et opportunisme. Chef de lidia, Carballo ! 

Carballo, il sait tout - Radio France
Carballo, il sait tout © Radio France - Pab

Cristobal Reyes, enfin, après son passage manqué à Orthez, il coupe un appendice au sixième pour un coup d’épée foudroyant autant qu’heureux et sans doute pas totalement maîtrisé. Courageux il est, l’andalou de Jerez, assurément, mais sans fond et souvent marginal. A son premier novillo, de la maison Valdellàn, il se bat comme il peut avec un « manso » qui ne veut plus sortir de son territoire, en limite stricte du bois dont fait les planches. De l’ardeur certes, du cœur, mais bien peu de toreo. Bilan parentissois du Born : deux entrées qui font du bien au trésorier. Pour l’affaire spécifiquement taurine pas de quoi faire dans le triomphalisme. La messe de dimanche rattrape les obsèques de samedi certes oui mais on ne peut pas faire passer des œufs de lump pour du caviar de Petrossian.