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Culture – Loisirs

Festival d'Aurillac : "Je m'appelle", un vendeur à la sauvette raconte le destin des ouvriers

jeudi 24 août 2017 à 18:44 Par Charlotte Jousserand, France Bleu Pays d'Auvergne

Plus de 600 compagnies de théâtre de rue proposent des spectacles jusqu'à ce samedi 26 août à Aurillac pour le Festival international de théâtre de rue, avec des spectacles engagés comme "Je m'appelle" porté par le comédien Garniouze.

Le texte a été écrit par Enzo Cormann
Le texte a été écrit par Enzo Cormann © Radio France - Charlotte Jousserand

Aurillac, France

"Je m'appelle" c'est un des spectacles du "in" d'Aurillac, porté par un seul comédien : Garniouze. Juste avant le début du spectacle, le public s'installe sur le parvis du Palais des congrès quand s'avance un vendeur à la sauvette. La barbe grise, la casquette crasseuse et un gros sac sur l'épaule.

Il propose à la vente des porte-clés en forme de tour Eiffel et s'approche des spectateurs. Tous refusent ou l'ignorent. Quand, d'un coup, il s'avance et commence son monologue. Cette arrivée inattendue créé un effet particulier sur le public, un effet recherché par Garniouze : "C'est une façon de rentrer dans le personnage et dans le spectacle parce qu'ils se rendent compte que la personne qu'ils ont rejetée c'est la personne qu'ils attendent".

Des destins brisés racontés d'une seule voix

Un texte d'Enzo Cormann publié en 1999 qui raconte les histoires d'hommes au cours du XXe siècle. Le texte commence, il est ponctué de "Je m'appelle" suivi de noms d'ouvriers, de typographes, de mineurs.... au destins troublés à cause de leur convictions ou de leur conditions.Pendant qu'il interprète son texte, Garniouze, alias Christophe Lafargue, déballe sur un drap ses breloques : une tour Eiffel, un chien mécanisé, des perches à selfie. Derrière, une borne numérique diffuse des images et une musique sourde.

A la fin, Garniouze s'enfuit avec son bazar et laisse les spectateurs bouleversés comme Juliette : "C'est un texte très sensible, pendant le spectacle on ne se pose pas de question c'est après, il y a un contrecoup et ça fait réfléchir". Renaud ne connaissait pas la thématique avant de venir voir le spectacle mais il connait le travail de l'artiste : "J'ai impression qu'il représente un peu les personnages des bas-fonds, c'est rare d'arriver à incarner ces gens là et d'arriver à être juste".

Pierre a déjà vu le spectacle à Paris, à Beaubourg. Depuis il s'est intéressé à la condition ouvrière, il estime que ce spectacle pose beaucoup de question : "Il aborde les problèmes de rapports ouvriers mais aussi sur les travailleurs étrangers, sur ce que c'est d'être un étranger dans la société, c'est un spectacle qui travaille l'esprit".

Le spectacle "Je m'appelle" est encore joué ce vendredi 25 août, sur le parvis du Palais des congrès d'Aurillac, à 11 heures et à 15 heures. C'est un spectacle gratuit.