Culture – Loisirs

Festival DARC : une 41e édition sous haute-sécurité "très satisfaisante"

Par Justine Dincher, France Bleu Berry dimanche 21 août 2016 à 14:50

Le groupe "Fréro Delavega", plébiscité au festival DARC.
Le groupe "Fréro Delavega", plébiscité au festival DARC. © Maxppp - Eddy LEMAISTRE

"Le bilan est plus que positif", d'après Eric BELLET le directeur du Festival DARC. La 41e édition, placée sous haute-surveillance en raison de la menace terroriste, s'est terminée vendredi 19 août, après 10 jours de cours de danse et de concerts.

C'est l'heure de soigner ses ampoules au pied ! Le stage international de danse et de musique de Châteauroux, le festival DARC, a pris fin vendredi après le spectacle final des stagiaires. Éric BELLET, le directeur, fait le bilan. Les chiffres de la fréquentation seront publiés en fin de semaine, mais cette 41e édition est un bon cru, d'après lui.

650 stagiaires, et des milliers de festivaliers

Le seul nombre connu pour l'instant est celui des stagiaires : 650 personnes se sont inscrites pour suivre les cours de danse, une fréquentation quasi-stable. "Pour les concerts, nous ferons le bilan en fin de semaine", annonce le patron du festival. Chaque année, DARC attire normalement près de 60.000 personnes (stage, concerts à Châteauroux, et concerts dans certaines communes de l'Indre dans le cadre de "DARC au pays").

Fréquentation en dent de scie

À vue d’œil, Éric BELLET peut déjà dire quelles soirées ont attiré le plus de spectateurs, sous le chapiteau de la place Voltaire. "Il faut bien faire la différence entre les concerts gratuits et ceux qui étaient payants", prévient-il, "certains spectacles ont très bien marché : les 'Fréro Delavega', la soirée avec 'Boulevard des airs' et Vianney également, et puis Liane Foly, grande dame, grande professionnelle, qui a certainement surpris de nombreuses personnes".

La belle surprise de cette 41e édition vient de l'Indre, d'après Eric BELLET. Le directeur a été très étonné de la prestation de "Ferdinand Rock Expérience", un groupe castelroussin qui revisite le répertoire de Jacques BREL.

"Il y a une soirée où il y a peut-être eu moins de monde... Il s'agit de la soirée avec Karpatt. Mais nous devenons trop gourmand : il y a une dizaine d'années, j'aurai signé tout de suite pour 2.500 spectateurs. Aujourd'hui, on fait la fine bouche", reconnaît-il.

Sécurité renforcée, aucun incident déploré

Fait marquant cette année : la sécurité autour de l'événement. En raison du risque d'attentat, pendant toute la durée du festival, des blocs de béton ont été installés aux abords de la place Voltaire pour empêcher l'intrusion d'une voiture, et des palpations ont été effectuées sur les participants aux entrées, "c'était quelque chose de très nouveau".

Est-ce que le contexte a empêché les festivaliers de faire le déplacement ? "Certains ont pu être découragés, d'autres au contraire sécurisés. Je suis incapable de mesurer l'impact du contexte national sur la fréquentation du festival". En tout cas, il n'y a eu aucun incident à déplorer, aussi bien sur le stage que sur le festival.

Cette année, 650 stagiaires ont suivi les cours de danse. - Maxppp
Cette année, 650 stagiaires ont suivi les cours de danse. © Maxppp - pgaida

2016, un tournant pour le festival

Même sans connaître les chiffres de la fréquentation, Eric BELLET a l'impression d'avoir franchi un pallier : "je crois que nous avons marqué un tournant, en termes de notoriété nationale et de la couverture médiatique. Sur M6 et BFMTV, dans la même journée, les journalistes ont parlé de Châteauroux et de l'Indre. Ils nous regardent de plus en plus, ils se déplacent maintenant à Châteauroux pour tourner pendant les concerts et les stages".

Le directeur est fier : "cela donne une belle image de chez nous : la jeunesse, l'inter-génération, le tout-couleur, la tolérance, et le dynamisme."

Des nouveautés l'an prochain

L'an prochain, les organisateurs veulent développer les opérations dans les quartiers : "les deux événements que nous avons organisés dans le quartier Beaulieu et dans le quartier Saint Jacques, à Châteauroux, nous ont donné entière satisfaction et beaucoup d'idées".

Du côté de "DARC au pays", Éric BELLET note une envolée de la fréquentation. Certaines communes du département se sont déjà portées candidates pour l'an prochain.

Pour le stage international de danse, le directeur envisage "peut-être d'effectuer des modifications ou agrandir le nombre de professeurs". Cette année, 35 professeurs et accompagnateurs ont initié le public dans 25 disciplines de danse différentes.

Le groupe "Boulevard des airs" se sent bien à Châteauroux. - Maxppp
Le groupe "Boulevard des airs" se sent bien à Châteauroux. © Maxppp - Jean-Pierre Brunet

"Boulevard des airs" veut déjà revenir

Le festival DARC qui fêtait donc son 41e anniversaire, va donc encore grandir. Malgré ce développement, il conserve une ambiance familiale que les artistes semblent apprécier : "les messages que j'ai reçus de Liane Foly et d'autres artistes vont dans ce sens. Ils le disent tous : il y en a énormément de festivals en France, mais celui-ci il est différent de par sa relation, son adéquation avec les bénévoles".

Petite confidence d'Éric BELLET : "cette année, 'Boulevard des airs' était programmé pour la deuxième fois à DARC. Les membres du groupe m'ont envoyé un message magnifique, ils m'ont dit : "jamais deux sans trois Éric, on aime revenir à Châteauroux' !".

Rendez-vous l'an prochain au mois d'août à Châteauroux, pour voir si les musiciens de "Boulevard des airs" seront programmés une troisième fois, sur la scène de la place Voltaire à Châteauroux.

Partager sur :