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Festival de Luchon : une édition 2021 100% numérique

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Par , France Bleu Occitanie

Covid oblige, il était impossible d'accueillir les équipes de films et les festivaliers à Bagnères de Luchon. La direction a dû se résoudre à une édition numérique. Peut-être une opportunité de trouver un nouveau public...

Emmanuelle Eymard, le nouvelle Présidente du festival de Luchon
Emmanuelle Eymard, le nouvelle Présidente du festival de Luchon © Radio France - Julien Corbière

Les festivals de Luchon, un événement France Bleu Occitanie, a bien lieu cette année. Il vient de commencer ce mercredi, se poursuivra jusqu'à dimanche, mais sous une forme inédite. Toutes les projections de films et les rencontres avec les équipes sont proposées en ligne. Les organisateurs espéraient encore une édition physique il y a un mois, mais ce n'est vraiment pas le moment des autographes avec les acteurs et celui de descendre les pistes de ski.

Le programme dématérialisé est exactement le même que celui qui avait été décidé. La nouvelle Présidente du festival des créations télévisuelles de Luchon, Emmanuelle Eymard, présente cette édition originale au micro de France Bleu Occitanie. Elle estime qu'il était capital de maintenir le festival.

FBO : Il fallait l'organiser coûte que coûte ce Luchon 2021, pas question d'annuler ?

Emmanuelle Eymard : C'est très important pour nous puisque c'est une première édition pour notre équipe. On avait vraiment une belle sélection. On avait travaillé sur ce nouveau projet, sur cette sélection et on en était vraiment ravis, donc c'était important qu'on puisse la présenter à notre public et aux professionnels. 

FBO : Alors comment vous faites pour la présenter ? 

EE : Alors comment on fait ? Et bien on fait une édition numérique. Il y a une programmation en ligne à partir d'aujourd'hui et j'invite donc le public à se connecter. C'est très simple d'utilisation puisqu'il suffit juste de rentrer son adresse mail et de sélectionner la séance à laquelle on souhaite participer. On reçoit un billet virtuel qui nous donne accès à la salle et après, on débat avec les équipes de films. 

FBO : Finalement, ça vous ouvre presque un autre public qui ne serait peut être pas monté à Luchon ? 

EE : Exactement. On prend une dimension nationale. Belle dimension d'ailleurs nationale, qu'on n'avait pas forcément envisagée au départ puisqu'on a décidé de passer au numérique, il y a un peu plus d'un mois. 

FBO : Et c'est vrai que vous espériez jusque là pouvoir tenir le festival ? 

EE : C'est vrai que jusqu'au dernier moment, on a souhaité essayer de maintenir ce festival en présentiel et ce n'était pas possible. Donc aujourd'hui, le plus important, c'est qu'on puisse présenter cette édition et que le public puisse avoir accès à ces films qu'on a choisis et dont on est très fiers. 

FBO :  Est ce que les producteurs, les acteurs, les réalisateurs ont répondu présents ? 

EE : Tous ! On a une trentaine de films et toutes les équipes sont présentes. Ça a été aussi pour nous très important. C'est un accueil chaleureux qui nous a été réservé. Ça fait vraiment plaisir. Donc, n'hésitez pas à vous connecter et à venir rencontrer les comédiens et comédiennes et réalisateurs sur le site. 

FBO : Très concrètement, il ne se passe rien physiquement. Ou le festival existe quand même un peu à Luchon ?

EE : Non, rien physiquement. Alors il y a évidemment les affiches. On communique, mais effectivement, il n'y a rien d'autre. 

FBO : Quand on parle de séries et documentaires, l'aspect dématérialisé, à l'époque de Netflix, à l'époque du téléchargement... Ce n'est pas si illogique que ça ? 

EE : Tout à fait. Comme vous dites, c'est pas si illogique. L'important aujourd'hui, c'est d'être présent. Il y a des gens qui ont travaillé malgré cette année compliquée, des boites de prod qui ont fait des projets magnifiques et il faut les soutenir et que tout le monde puisse avoir accès à ces projets là. Qu'on continue évidemment à prendre du plaisir en regardant les créations. 

FBO : Est ce que cette crise du Covid met en cause l'existence du Festival de Luchon ? Vous êtes à peu près sereine par rapport à ça ?

EE : Pour le moment, je suis sereine. Après, on est tous impactés. De toute façon, c'est évident, mais on a un gros soutien des collectivités, vraiment important, qui ont toujours été derrière nous même sur ce choix du numérique. Et puis nos partenaires aussi, les privés qui nous soutiennent. Donc pour le moment, je suis assez sereine. 

FBO : Ça va faire forcément évoluer ce genre d'événement aussi la crise que l'on connaît. Est ce que vous envisagez à terme quelque chose de différent ?

EE : Tout à fait. J'en ai discuté justement cette semaine avec mes équipes et il n'est pas exclu qu'on maintienne une édition numérique pour pouvoir justement toucher notre public qui ne peut pas forcément se déplacer. C'est quelque chose sur lequel on travaille. Et donc, pourquoi pas effectivement faire présentiel plus numérique pour les années à venir... 

FBO : Au moment où le festival commence. Vous avez déjà des retours sur la participation du grand public sur ce festival en ligne ? 

EE : On a déjà fait une projection lundi soir qui s'est très, très bien passée. La salle était pleine. Et là, on vérifie évidemment tous les jours le remplissage et on a déjà dû ouvrir un peu plus puisque ça fonctionne par jauge. On a pris des jauges de cent par projection, cent places.

FBO : Vous auriez pu faire 2 000 !

EE : Oui, tout à fait. Mais c'est vrai que ce n'est pas évident. Et la plateforme avec laquelle on travaille, la 25e heure, nous a conseillé aussi de procéder comme ça. On a effectivement dû débloquer plusieurs projections. Donc, c'est positif pour nous. 

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