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Culture - Loisirs
Dossier : Les Eurockéennes de Belfort

Festivals et frais de sécurité : la décision du Conseil d'Etat ne change presque rien pour les Eurockéennes

Le vice-président des Eurockéennes de Belfort Cédric Perrin revient sur la décision du Conseil d'Etat concernant les frais de sécurité pour les festivals. Il précise que si les avances de frais sont annulées, la facture finale sera toujours à payer par les organisateurs. Explications.

Les Eurockéennes de Belfort devront toujours prendre à leur charge les frais de sécurité (photo d'illustration)
Les Eurockéennes de Belfort devront toujours prendre à leur charge les frais de sécurité (photo d'illustration) © Maxppp - Hugo Marie

Les Eurockéennes de Belfort devront toujours prendre à leur charge les frais de sécurité. La décision du Conseil d'Etat ne change finalement presque rien. Pour rappel : mardi, l'AFP indiquait que la juridiction avait "annulé" la circulaire Collomb de mai 2018 demandant aux organisateurs d'événements culturels de payer la mise à disposition des forces de l'ordre.

Mais finalement, cette décision ne changera quasiment rien pour les Eurockéennes. France Bleu Belfort Montbéliard a pu consulter l'arrêté du Conseil d'Etat (voir document en bas de page). En réalité, c'est juste une "toute petite" partie de la circulaire qui est annulée et pas la circulaire en elle-même. Explications.

Seules les avances de frais sont annulées

Le Conseil d'Etat annule simplement la partie de la circulaire portant sur les "avances de frais". Jusqu'ici, avant le début du festival, le ministère de l'Intérieur demandait aux Eurockéennes de verser un acompte sur les frais de sécurité, mais la juridiction en a décidé autrement.

"Le Conseil d'Etat a jugé que cette avance ne pouvait pas être décidée par le ministre de l'Intérieur qui n'en avait pas le pouvoir, mais tout le reste de la circulaire n'a pas été annulée", précise à France Bleu Cédric Perrin, Sénateur Les Républicains du Territoire de Belfort et vice-président des Eurockéennes.

La facture finale revient toujours aux organisateurs

Autrement dit : s'il n'y a plus d'avance à faire, la facture "finale" revient, elle, toujours aux organisateurs : 80.000 euros en 2018, 100.000 euros l'an dernier. Un coût toujours plus élevé. Pourquoi ? Car l'ancienne Préfète du Territoire de Belfort, Sophie Elizéon, avait considéré que les Eurockéennes étaient un festival à but lucratif, ce que contestent toujours aujourd'hui les organisateurs.

Nous demandons à ce que les Eurockéennes redeviennent un festival à but non lucratif

"Si les Eurockéennes étaient restées une manifestation à but non lucratif, ce que nous demandons encore aujourd'hui, il y aurait une espèce d'augmentation plafonnée, c'est-à-dire qu'on ne peut pas augmenter de plus de 5% par an les frais de sécurité, ce qui évidemment générerait un gain très significatif pour les Eurockéennes". L'affaire est désormais devant le tribunal administratif.

Cédric Perrin espère que l'arrivée du nouveau Préfet David Philot permettra d'apaiser les choses et de trouver un accord, pour en finir avec cette affaire "qui n'a que trop duré". Des discussions sont en cours avec la Préfecture : plusieurs réunions sur le sujet doivent avoir lieu en janvier entre les services de l'Etat et Territoires de musiques, l'organisateur des Eurockéennes.

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