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Culture – Loisirs

Florissimo annulé : Jean Battault dénonce un Dijon Congrexpo bashing

jeudi 11 avril 2019 à 16:38 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

François Rebsamen ne "souhaite pas faire Florissimo l'année prochaine". La nouvelle, annoncée mercredi 10 avril, est vivement critiquée par le président de Dijon Congrexpo, Jean Battault. Il rejette les uns après les autres les arguments du maire de Dijon.

La directrice générale, Nadine Bazin, et le président de Dijon Congrexpo, Jean Battault, avec l'affiche de la dernière édition de Florissimo
La directrice générale, Nadine Bazin, et le président de Dijon Congrexpo, Jean Battault, avec l'affiche de la dernière édition de Florissimo © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

« Je n’en peux plus du Dijon Congrexpo bashing ». Dès l’ouverture de sa conférence de presse, ce jeudi matin, Jean Battault, le président de Dijon Congrexpo, annonce la couleur, en faisant allusion à un précédent, quand François Rebsamen avait reproché à la Foire internationale et gastronomique de puer et de sentir le graillon.

Cette fois, l’affaire est grave, parce que Florissimo, qui n’a lieu que tous les cinq ans, est un événement majeur, avec 185.000 visiteurs pour l’édition de 2015, dont un tiers de locaux, le reste venant de toute l’Europe. Jean Battault évalue les retombées économiques à 13 millions d'euros. Dans un contexte où l’économie du centre-ville est fragilisée par le mouvement des gilets jaunes, il ne comprend pas la position du président de Dijon Métropole, dont il conteste les arguments.

Les arguments de François Rebsamen rejetés

-Les contraintes budgétaires ? Jean Battault assure que son association assume seule, sans subvention et à ses risques et périls, les frais d’organisation. Non seulement, cela ne coûte rien à la ville, mais Dijon Congrexpo débourse 150.000 euros pour l’intervention des services municipaux.

-Les arguments écologiques ? Le président de Dijon Congrexpo affirme qu’il n’y a à Florissimo aucune fleur coupée, que des plantes en pots ou qui sont repiquées à la fin de l’exposition. La dernière édition, en 2015, avait par ailleurs mis l’accent sur la biodiversité.

-Le risque d’un contentieux électoral ? Certes, Florissimo se serait déroulé juste avant les élections municipales, mais selon Jean Battault, l’argument ne tient pas non plus, un événement organisé de manière régulière et récurrente, n’étant pas assimilable à des dépenses de campagne.

Dijon Congrexpo veut se faire rembourser 100.000 euros

Le président de Dijon Congrexpo rappelle que deux manifestations obligatoires figurent dans le contrat de délégation de service public qui le lie à la Ville : la foire gastronomique, et Florissimo. S’il est trop tard pour l’édition de 2020, Dijon Congrexpo n’écarte pas la possibilité d’organiser l’événement l’année suivante à sa propre initiative. Pour autant, Jean Battault n’a pas l’intention d’en rester là. L’association entend réclamer un dédommagement pour les quelque 100.000 euros déjà dépensés en vue de l’exposition. « Unilatéralement, la ville décide que Florissimo ne se tient pas, et dit ne pas mettre à disposition la compétence et l’engagement du service des espaces verts. Nous, nous avons engagé de l’argent, forts de l’accord de principe de la ville. La ville se défile, la ville paye ».