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Culture – Loisirs DOSSIER : Les Bonnes Ondes

Généalogistes de l’Yonne : les détectives de l’Histoire

mercredi 28 juin 2017 à 4:00 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre

Mieux connaître leurs ancêtres, mieux connaître leur passé et celui de leur famille, c’est ce qui motive les généalogistes ! Dans l’Yonne comme ailleurs, cette passion se développe depuis plusieurs années, grâce à Internet.

La société généalogique de l'Yonne rassemble 400 passionnés.
La société généalogique de l'Yonne rassemble 400 passionnés. © Radio France - Delphine Martin

Auxerre, France

Ce sont les détectives du patrimoine, les enquêteurs en histoire familiale, les fins limiers des lignées. Autrefois, les amateurs de généalogie étaient enfermés dans des salles d’archives poussiéreuses, le nez plongé dans des registres, la tête penchée sur des classeurs… Aujourd’hui, le plus souvent, ils sont devant un ordinateur et cliquent comme des fous sur des sites de généalogies.

Des cousins en Amérique et au Brésil

C’est le cas de Bernard Goudon. Cet habitant de Bellechaume, a débuté la généalogie il y a 9 ans, un peu par hasard : "Quand je suis revenu m'installer à Bellechaume, mon village natal, une voisine est venue me voir en me disant qu'elle avait un acte de vente, que la maison où elle habitait avait été achetée à une Goudon. C'était mon arrière-arrière-grand-mère qui avait vendu deux fermes, cette année-là. Et dans cet acte, il y avait des noms que je connaissais pas. Alors j'ai commencé à chercher".

"La généalogie, c'est un peu comme une drogue, mais une bonne drogue"

Dans un premier temps, il se rend dans les mairies pour consulter les actes de mariage, de décès, de naissance. Et puis très rapidement, il trouve des sites Internet spécialisés, comme geneanet.org , memorialgenweb.com ou encore "mémoires des hommes".

Aujourd'hui, ce retraité consacre 3 heures par jour à la recherche de ses ancêtres. Il est remonté jusqu'au XVIe siècle et a même retrouvé des cousins au Brésil ou en Amérique.

Le goût de l'histoire et le goût de l'enquête

Cette passion, Anne-Marie Roffi la partage. Elle lui a été transmise il y a 15 ans par sa maman. Aujourd’hui, cette habitante de Charbuy est remontée jusqu’à la fin du 16e siècle. "_J'ai aussi retrouvé des photos de la fin du 19e, des correspondances qui datent de la guerre de 14." précise Anne-Marie. "C'est vraiment très intéressant"._

Et Anne-Marie Roffi l’avoue dans un petit sourire : elle aime presque autant chercher, que trouver. "Il y a le goût pour l'histoire, et puis la passion de la recherche. J'aime bien rechercher, ce travail de fourmi. Et quand je retrouve quelqu'un qui fait partie de la famille, c'est un grand plaisir"

Quand j'ai débuté, il fallait 5 à 6 ans pour faire ce qu'on peut faire en deux jours aujourd'hui (Robert Timon)

Pour retracer l'histoire de leur famille, ils ont commencé par fréquenter les mairies et les archives. Robert Timon, de la société généalogique de l'Yonne, se souvient : "J'ai commencé par l'histoire de ma famille, comme tous le monde. C'était il y a quarante ans. A l'époque, il fallait 5 à 6 ans pour faire ce qu'on peut faire en deux jours, maintenant, sur Internet".

"J'ai découvert la généalogie presque par hasard" - Bernard Goudon

Aujourd’hui, grâce à Internet, ce passionné peut élargir ses recherches à d’autres familles. Il a fait une étude sur une famille de Jussy dont les ramifications vont jusqu’en Argentine. Il s’est aussi intéressé aux commerçants d’Auxerre de la deuxième moitié du XXe siècle. "Ce sont des mariages, des naissances, des épisodes heureux ou malheureux. C'est autant d'histoires qu'il y a de personnages" conclut ce passionné.

Des tranches de vie pour comprendre l'Histoire

Au-delà de l'histoire familiale, c'est surtout les petites histoires du quotidien d'autrefois qui passionnent les généalogistes. "On a toujours quelque chose qui vous emmène plus loin, qui vous incite à chercher" explique Bernard Goudon, "Au départ, ce qui m'a passionné, c'est d'apprendre à connaitre ces familles, avec leurs nombreux enfants. Il y a les métiers de l'époque : cultivateurs, charbonniers, ect... On imagine les gens du peuple, leurs conditions de vie, les difficultés de la vie. Je trouve que c'est passionnant".

Parfois, le généalogiste peut faire des trouvailles désagréables, ou tomber sur un ancêtre peu recommandable. C’est ce qui est arrivé à Sylvie Lajon, de Malay Le Petit, elle fait de la généalogie depuis 25 ans."D’abord pour aider mon fils, et puis ensuite je me suis prise au jeu", explique celle qui a même embarqué son mari dans sa passion ! _"J'ai la famille Petiot dans ma famille"' dit-elle en riant. "C'est marrant. Et de toute façon, on n'y est pour rien."_

400 membres à la Société généalogique de l'Yonne

La société généalogique de l'Yonne compte aujourd'hui 400 membres, sans compter les dizaines d'icaunais qui font des recherches seuls, sur Internet. "C’est bien, mais il faudrait leur dire que nous pouvons les aider", assure Robert Timon.

Les Bonnes Ondes - Passion généalogie - Le reportage de Delphine Martin

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