Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Grenoble : "Avant Pokémon Go, l'été, je restais cloîtrée chez moi"

jeudi 28 juillet 2016 à 17:19 Par Valentine Joubin, France Bleu Isère

Pokémon Go n'est pas qu'un jeu dangereux. À Grenoble, les chasseurs de créatures virtuelles font beaucoup de sport et quelques découvertes culturelles.

Pour Angélique (au premier plan), 24 ans, étudiante grenobloise, Pokémon Go est un moyen de faire des rencontres.
Pour Angélique (au premier plan), 24 ans, étudiante grenobloise, Pokémon Go est un moyen de faire des rencontres. © Radio France - Valentine Joubin

Grenoble, France

Des baskets, une bouteille d'eau et une batterie de téléphone portable : c'est la panoplie des joueurs de Pokémon Go. Cette application dont le principe est de se déplacer dans des lieux réels pour attraper des monstres virtuels pousse, en effet, ses utilisateurs à faire du sport. "J'ai fait dix kilomètres en deux jours. C'est physique mais comme on joue, on ne s'en rend pas compte", tempère Garance, une étudiante Grenobloise, "Moi j'ai fait 32 kilomètres en une semaine", surenchérit son amie Marion. Après avoir chassé à Sassenage, leur ville d'origine, elles traquent désormais les Pokémons dans les parcs Grenoblois. Le parc Mistral est ainsi devenu le point de ralliement des joueurs.

"J'envoie mes cv, mes lettres de motivation et je vais jouer dehors", Adeline, 29 ans.

Pokémon Go est-il aussi créateur de lien social? Si certains utilisateurs affirment qu'ils restent surtout concentrés sur leur téléphone, Angélique, 24 ans, est convaincue que le jeu a boosté sa vie sociale : "Normalement l'été à Grenoble je ne sors pas, il fait trop chaud. Je reste cloîtrée chez moi à lire devant mon ordinateur. Là je passe du temps dehors, j'ai l'impression de profiter de mes journées et de voir des gens". Adeline, 29 ans, à la recherche d'un emploi, a téléchargé l'application pour "éviter de tourner en rond", "Ce matin j'ai fait mes cv, j'ai envoyé mes lettres de motivation et je suis partie jouer avec un ami".

Bouteille d’eau, baskets et chargeur de téléphone portable : la panoplie des joueuses de Pokémon Go. - Radio France
Bouteille d’eau, baskets et chargeur de téléphone portable : la panoplie des joueuses de Pokémon Go. © Radio France - Valentine Joubin

Pokémon Go, une aubaine pour les commerçants

Yanis et Mehdi, deux habitants de Domène venus chasser à Grenoble, jouent à Pokémon Go pour passer le temps avec, en bonus, des découvertes culturelles. Parmi leur trouvailles le consulat de Grèce, près des jardins de ville et de nombreux graphittis. "Après avoir attrapé un Pokémon je m'arrête aussi parfois pour manger un morceau ou faire du shopping", avoue Yanis. Certaines enseignes de grande distribution, comme Monoprix et But, ont rapidement flairé l'opportunité et cherchent par tous les moyens à faire venir les joueurs dans leurs magasins.