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Culture – Loisirs

D'anciens gamins de Fourmies racontent leur exode de mai-juin 1940

vendredi 13 novembre 2015 à 9:02 Par Rafaela Biry-Vicente, France Bleu Nord

A 86 ans, Ginette Gouaut, ancienne petite fille de Fourmies, a recueilli le témoignage d'autres enfants de l'époque pour rédiger "75e anniversaire de l’exode mai-juin 1940, micro trottoirs des gens du Nord"

photo d'archives exode
photo d'archives exode

Fourmies, France

75 ans après l’exode qui est considéré par certains historiens comme un drame oublié de la seconde guerre mondiale, Ginette Gouaut a voulu raconter ce long périple à l’autre bout de la France. Cet ancienne petite fille de Fourmies dans le Nord a donc recueilli avec une amie, une quinzaine de témoignages d’anciens gamins de la commune.

Dans ce recueil, Ginette raconte son exode, quand sa mère a décidé très rapidement de partir avec elle, alors que son père était au front. Elles se sont retrouvées les deux sur les routes avec seulement deux valises et une poussette, puis son oncle réformé les rejoint avec son fils de 4 ans pour qui il a aménagé un petit lit dans une charrette. 

La retraitée se souvient alors du très long parcours à pied, 220 km pendant 9 nuits à passer par les petites routes et à marcher dans le noir pour éviter les bombardements. Des bombardements incessants qui ont traumatisé la petite fille de l’époque, tout comme un adolescent qui raconte les corps qu’il découvre dans les fossés quand il est obligé de sauter dedans pour fuir les attaques des avions allemands, d’autres se souviennent aussi des nombreuses grands mères belges installées sur des charrettes mortes dans les bombardements.

Accueil chaleureux en Bretagne

Puis Ginette raconte qu’elle a pris un bus gazogène à Evreux avant d’arriver à Roc Saint André dans le Morbihan, où les habitants les ont finalement bien intégrés, certains jeunes remplaçaient même les garçons des familles bretonnes mobilisées. En revanche les Belges étaient un peu rejetés comme les Flamands d'ailleurs dont la langue pouvait faire penser à l'Allemand à certains bretons qui les appelait les « boches du Nord ». 

Mais à part ça, la grand-mère garde un très bon souvenir des 6 mois qu'elle a passé en Bretagne, des sortes de « grandes vacances » avec des parties de pêche, de nombreuses promenades, et elle a même de bons souvenirs de l'école où elle avait de bons résultats malgré le contexte. Ginette est d’ailleurs revenu à plusieurs reprises dans le village où elle a même pu revoir son ancienne maitresse qui l’a reconnu !

Quand au retour dans le Nord, Ginette raconte qu’il s’est fait en train, et que la maison avait été bien gardée par l’arrière grand père.

Vous pouvez commander "75e anniversaire de l’exode mai-juin 1940, micro trottoirs des gens du Nord"  au 03.27.59.94.51