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Culture – Loisirs DOSSIER : Un été en Lorraine

PHOTOS - Eté 1944 : la libération de la Moselle

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord

Notre série " un été en Lorraine " revient cette semaine sur une période trouble et tourmentée de l'histoire de la Moselle : été 1944, les Mosellans espèrent leur libération rapide. Mais les Nazis vont s'accrocher à ce département qu'ils ont annexé en 1940.

L'association pour la conservation de la mémoire en Moselle en 39-45 a de nombreux documents sur cet été 1944 en Moselle
L'association pour la conservation de la mémoire en Moselle en 39-45 a de nombreux documents sur cet été 1944 en Moselle - Ascomemo

Moselle, France

Il y a 75 ans, de Metz à Forbach en passant par Sarreguemines et Thionville, les Mosellans attendent  l'arrivée des Alliés, après 4 années d'annexion et de répression nazies. Cet été 1944 en Moselle, sera le dernier sous le joug allemand. L'historien Philippe Wilmouth qui est aussi le président d'Ascomemo, l'association pour la conservation de la mémoire en Moselle en 39-45, revient sur plusieurs aspects : les résistants mosellans, les malgré-nous, les tortionnaires nazis, quand Metz a été laissé à l'abandon, et les prémices de la bataille de Moselle. 

La résistance en Moselle annexée

Malgré son annexion en 1940 et malgré une forte présence de l'armée et de la police allemande, la Moselle a abrité de nombreux résistants, avec notamment ces réseaux de passeurs, les groupes " Dehran "  et " Mario ". Mais la répression nazie a été terrible et à l'été 1944, l'ensemble de ces réseaux a été démantelé. Il ne reste plus que quelques FFI mal équipés et sous-armés. Dans notre département, il n'y a pas eu de véritable maquis, comme dans les Vosges ou le Vercors. Mais la Moselle a vécu pour autant un véritable cauchemar, avec plus de 7500 arrestations.

Un brassard de FFI mosellan - Aucun(e)
Un brassard de FFI mosellan - Ascomemo

Philippe Wilmouth évoque le sort de la résistance en Moselle annexée

Le départ du dernier train de malgré-nous vers l'Allemagne

Le 10 juillet 1944, en gare de Metz, un train particulier s'apprête à quitter la Moselle annexée. Il s'agit du dernier convoi de malgré-nous, ces mosellans incorporés de force dans l'armée allemande. Les premiers départs remontent à l'année 1942. En tout, 30 000 mosellans porteront l'uniforme allemand et combattront pour une grande majorité sur le front de l'Est. C'est d'ailleurs en Russie, en juillet 1944, dans le camp de Tambov, que l'armée soviétique va libérer plus de 15000 prisonniers d'Alsace-Moselle. 

Des malgré-nous mosellans devant la gare de Metz avant un départ pour l'Allemagne - Aucun(e)
Des malgré-nous mosellans devant la gare de Metz avant un départ pour l'Allemagne - Ascomemo

Philippe Wilmouth revient sur le dernier train de malgré nous en partance vers l'Allemagne

Des malgré-nous de Moselle avant leur libération du camp de Tambov en Russie - Aucun(e)
Des malgré-nous de Moselle avant leur libération du camp de Tambov en Russie - Ascomemo

L'horreur nazie jusqu'au bout

Durant l'été 1944, malgré l'arrivée prochaine des alliés, la répression nazie ne faiblit pas en Moselle. Le 3 juin, se déroulent notamment les rafles de Longeville-les-St Avold. 88 habitants du village sont arrêtés et déportés, le plus jeune n'avait que 18 ans.  Un peu plus tard, en septembre, c'est la tuerie de Hagondange, où 10 civils sont abattus par des SA. La Moselle abrite aussi des lieux cauchemardesques qui symbolisent l'horreur nazie : le camp de Woippy ou encore le camp d'internement du fort de Queuleu. Ce dernier fermera ses portes le 17 août 1944. 

L'intérieur du Fort de Queuleu - Radio France
L'intérieur du Fort de Queuleu © Radio France - Antoine Barège

Philippe Wilmouth détaille l'horreur nazie en Moselle Annexée

Quand les Nazis ont abandonné Metz

C'est un épisode méconnu de notre histoire locale. Le 1er septembre 1944,  les Allemands quittent Metz et ses environs précipitamment, abandonnant tout sur place. Les SS quittent aussi le camp de Woippy. La situation est très confuse et c'est finalement Adolf  Hitler qui va reprendre les choses en main, en demandant que la capitale mosellane soit défendu. 

Des civils allemands à Sierck Les Bains avant leur départ de la Moselle annexée - Aucun(e)
Des civils allemands à Sierck Les Bains avant leur départ de la Moselle annexée - Ascomemo

Philippe Wilmouth raconte le départ des allemands entre le 1er et le 3 septembre 1944

Le Gauleiter Josef Bürckel (au centre)en charge de la Moselle annexée - Aucun(e)
Le Gauleiter Josef Bürckel (au centre)en charge de la Moselle annexée - Ascomemo

Les prémices de la bataille de Metz

Tout a commencé dès le printemps 1944, avec ces bombardiers alliés venus déverser leurs bombes sur le sol de la Moselle. De son côté, l'armée allemande va défendre Metz comme une forteresse. Les alliés, eux, espèrent une victoire rapide. Il n'en sera rien et la bataille de Metz sera très meurtrière. 

Une maison de Metz bombardée à l'été 1944 - Aucun(e)
Une maison de Metz bombardée à l'été 1944 - Ascomemo

Philippe Wilmouth évoque les préparatifs de la bataille de Metz

Des soldats américains près de Dornot en septembre 1944 - Aucun(e)
Des soldats américains près de Dornot en septembre 1944 - Ascomemo

Ascomemo, l'association de conservation de la mémoire de la Moselle en 39-45 dispose d'un musée à Hagondange. Vous pourrez tout savoir de la Seconde Guerre mondiale dans le département. 

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