Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Il cartonne avec ses bornes kilométriques du Ventoux

-
Par , France Bleu Vaucluse

Ses bornes kilométriques se vendent comme des petits pains. Philippe Guigon les fabrique depuis quinze ans, dans son atelier de Saint-Pierre-de-Vassols. Elles reproduisent les bornes qu'on trouve au sommet des cols mythiques du Tour de France, comme le Ventoux, l'Alpe d'Huez ou le Galibier.

Philippe Guigon dans son atelier de Saint-Pierre-de-Vassols
Philippe Guigon dans son atelier de Saint-Pierre-de-Vassols © Radio France - Camille Labrousse

Saint-Pierre-de-Vassols, France

C'est l'un des souvenirs typiques de Vaucluse que les touristes rapportent dans leur bagage : la petite borne kilométrique du Ventoux. Elle est fabriquée au pied du Mont, à Saint-Pierre-de-Vassols, par un Vauclusien d'adoption. Philippe Guigon a eu l'idée de fabriquer ces bornes en voyant les cyclistes voler les vraies au sommet du Ventoux, en 2004. Même si le Tour de France 2019 ne passe que brièvement en Vaucluse, il est certain qu'il en vendra encore beaucoup cet été. 

Des dizaines de milliers de bornes vendues chaque année 

Quinze ans plus tard, malgré le succès qu'elles rencontrent, Philippe Guigon les fabrique toujours de manière artisanale, au fond de son jardin, rempli de bornes blanches en plâtre, coiffées de jaune, de rouge ou de rose. Moins authentiques certes, mais très ressemblantes. Pour les fabriquer, il remplit un moule de plâtre, attend que la matière sèche puis peint et customise la borne. 

Les bornes sont en train de sécher, avant d'être customisées  - Radio France
Les bornes sont en train de sécher, avant d'être customisées © Radio France - Camille Labrousse

Mont-Ventoux, Tourmalet, Alpe d'Huez : il a des commandes pour tous les cols mythiques du Tour. Il les expédie parfois à l'autre bout du monde. "Deux grosses bornes viennent de partir pour le Canada, raconte-t-il. Ça me sidère : ça coûte 110 euros sans compter les frais de port et malgré ça ils commandent. Ils adorent cet objet complètement kitsch. j'ai des photos de villas cossues avec mes bornes dans la salle de sport !"

Tout ça dépasse un peu Philippe Guigon, unique artisan de sa toute petite entreprise. Il fabrique chaque année des dizaines de milliers de bornes, il refuse d'être plus précis mais reconnaît que son affaire fonctionne très bien. "C'est étonnant ! Quand j'ai commencé, on m'a dit que j'avais une bonne idée mais que ça ne durerait pas. Finalement, on en vend de plus en plus ! C'est comme la DS ou la deux-chevaux. ce sont des repères 'typic french'".