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"Il était grand temps" : l'impatience et l'enthousiasme du patron du cinéma Mégarama de Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Plus que deux petits jours pour vous décider sur le film que vous irez voir, mercredi ! À l'approche de la réouverture des cinémas, quels films à l'affiche ? Quels protocoles sanitaires ? Avec ou sans pop-corn ? On fait le point avec François Garcès, patron du Mégarama de Bordeaux.

François Garcès, à la tête du Mégarama de Bordeaux, invité de France Bleu Gironde
François Garcès, à la tête du Mégarama de Bordeaux, invité de France Bleu Gironde © Radio France - France Bleu Gironde

Alors que la deuxième étape du déconfinement sera lancée ce mercredi 19 mai avec, notamment, la réouverture des cinémas, France Bleu Gironde recevait ce lundi le patron du Mégarama de Bordeaux, François Garcès. Son cinéma, fermé depuis six mois, rouvrira mercredi à raison de quatre séances par jour et un système de jauges pour accueillir le public. 

France Bleu Gironde : Cela fait maintenant plus de 200 jours que votre cinéma est fermé. Dans quel état d'esprit êtes-vous avant la réouverture ?

François Garcès : Bien évidemment, heureux, très heureux, même, soulagés de pouvoir rouvrir nos portes et accueillir à nouveau du public. C'est vrai que le cinéma ressemblait depuis six mois à un vaisseau fantôme. Sans affiche, sans âme, sans public. On a vraiment hâte d'être à mercredi matin.

Ce sera dans un premier temps une reprise avec 35% de public et le couvre feu à 21 heures. En pratique, combien de spectateurs pourrez-vous accueillir ? Combien de séances par jour ? 

On sera sur quatre séances par jour, une le matin et trois dans l'après midi, avec une dernière séance aux alentours de 18h30-19 heures pour finir un peu avant l'heure du couvre-feu et laisser aux spectateurs le temps de rentrer chez eux. Pour les jauges, je serai à 35% sur chaque salle. Ça a été paramétré dans le système de vente de billetterie, donc ce sera fait de façon tout à fait automatique : une fois la jauge atteinte, la salle sera complète. Au total, on a 3000 fauteuils.

"Pour la vente de confiserie, on attend encore que le décret arrive"

Une question qui nous taraude : est-ce qu'on va pouvoir manger du pop-corn dans les salles ? 

J'aurais aimé vous apporter la réponse ce matin. Cependant, l'ensemble des exploitations attend cette information qui est très importante pour nous. On attend la parution du décret officiel qui n'a toujours pas eu lieu, et on espère l'avoir avant mercredi. La dernière fois, au printemps dernier, c'est ce qui s'était passé pour le port du masque, notamment, où on avait eu le décret dans la nuit du mardi au mercredi. Donc, on espère tous qu'on aura cette info un petit peu avant, puisque ce n'est pas très clair pour l'instant. La vente de confiserie, on va partir du principe que c'est non, mais ça peut changer.

Six mois de fermeture, ça veut aussi dire des films qui s'accumulent. Quels films seront à l'affiche chez vous mercredi ?

Mercredi, on aura a pas moins de sept nouveautés. On a beaucoup de films qui n'ont pas pu avoir de vie au cinéma, donc on aura ces nouveautés avec un panel très large : il y en aura pour tous les publics, avec des films pour enfants comme Tom et Jerry, ou encore à Star Dog. Et puis des films d'auteur comme Mandibules ou Envole-moi, Falling qui a été récompensé...

"L'élargissement des jauges décide aussi les distributeurs à lancer leurs films"

On reprendra aussi plein d'autres films qui étaient à l'affiche avant le reconfinement , qui n'ont pas franchement eu leur chance. Notamment ADN de Maïwenn, Adieu les Cons d'Albert Dupontel, Drunk, 100% Loup pour les enfants, Sous les étoiles de Paris qui était à l'affiche le mercredi quand on a fermé juste le lendemain, mercredi... Pas mal de nouveautés pour la première semaine, et ça va s'accélérer au fur et à mesure des semaines, avec des jauges, le 9 juin, revues à 65%, puis à 100% le 30 juin. C'est vrai que cet élargissement des jauges décide aussi des distributeurs à lancer leurs films sur le marché.

Pas trop dur, quand même, de faire un choix quand même parmi toute l'offre de films qui s'accumulent depuis six mois ?

C'est vrai qu'il y a beaucoup de films. On parle de 400 films sur les étagères. C'est un chiffre qui ressort tout le temps. C'est vrai. Cependant, c'est un petit peu un problème de riches de dire qu'il y a trop de films, que ça va être très compliqué pour nous. Finalement, on va laisser faire : le marché, ce sont les spectateurs qui vont un petit peu faire le tri. On va sortir les films, on va les proposer et leur durée de vie dépendra un peu de l'accueil qu'ils vont recevoir par le public, comme ça se fait d'ordinaire. Là, il y en a plus que d'ordinaire, c'est vrai. Mais il faut laisser faire le marché.

Tous ces mois de fermeture, et globalement cette année noire, financièrement, c'est surmontable ?

Ça a été dur comme comme pour tous. Ça a été surmontable grâce aux aides de l'État qui nous ont bien maintenu la tête hors de l'eau. Maintenant, il ne fallait pas qu'on traîne trop à rouvrir, c'est une certitude. Je suis dans le même cas que des restaurateurs ou ces activités qui ont subi vraiment des fermetures longues, c'est déjà moralement extrêmement pénible, financièrement très compliqué. Il était grand temps.

"Notre ennemi, c'est le canapé"

Certains patrons de salles de cinéma s'inquiètent de ne plus voir revenir les gens en salle parce que  pendant les confinements, on s'est habitué à regarder des films sur notre télé, sur notre ordinateur. Est-ce que vous aussi, vous avez peur ?

C'est une inquiétude qu'on a tout le temps, y compris quand on était avant la période Covid. C'est vrai que notre ennemi, c'est le canapé. Clairement, on ne peut pas se permettre de laisser les gens chez eux, devant Netflix ou devant Disney Plus. Mais il y a des indicateurs très rassurants malgré tout. Plusieurs études menées pendant la fermeture des cinémas qui montrent que c'est un loisir très attendu par la population en général, toutes tranches d'âge confondues. C'est plutôt très rassurant. On est assez confiant là-dessus parce qu'encore une fois, on propose du contenu exclusif dans des conditions optimales et au delà de ça, ça reste une sortie sociale, l'occasion de retrouver des amis, de sortir en famille.

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